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ACTION FEVRIER 2013 UNE MOBILISATION QUI COMPTERA POUR L’AVENIR INDUSTRIEL GAZIER

lundi 25 février 2013 par FNME-CGT

Un mois de février revendicatif pour construire l’avenir C’est avec le lancement d’un préavis de grève d’un mois déposé sur 6 entreprises du groupe GDF SUEZ pour revendiquer une autre répartition des richesses et un développement industriel dans les entreprises avec les emplois et qualifications nécessaires, que ce mois de février 2013 porte l’ambition de construire l’avenir pour d’autres choix industriels et sociaux notamment dans un véritable service public du gaz, face à la financiarisation et déréglementation du secteur.

Les gaziers des grandes infrastructures se sont massivement engagés dans l’action portant tout à la fois mobilisation en interne et déploiement vers les élus, pouvoirs publics et ministères. Si l’opposition aux stratégies financières du groupe et aux réorganisations destructrices d’emploi dans les entreprises, n’a pu se concrétiser par une action de grève massive sur GDF SUEZ SA et GrDF, le dynamisme donné par cette lutte pour un réel projet industriel gazier permet de continuer le combat tous ensemble et dans la durée en sensibilisant salariés, élus, usagers à la nécessité d’agir.

Si des avancées ont d’ores et déjà été obtenues pour les questions relevant du périmètre des entreprises, les salariés restent mobilisés tant dans cette construction de la place du gaz dans le mix énergétique que de son aspect stratégique industriel, mais aussi en s’inscrivant dans les prochaines actions (le 5 mars pour s’opposer à l’accord dit « sécurisation de l’emploi » et lors du temps fort interfédéral en construction sur le SNB).

Des premières avancées

C’est grâce à des taux de grévistes importants dans tous les services et à une forte mobilisation le 4 février (150 salariés regroupés devant le siège gare de Lyon et des arrêts importants sur les sites de production les plus rentables en engageant les énergies les plus chères pour l’entreprise) que les agents de CPCU ont obtenu des avancées significatives dès le 1er jour : augmentation du nombre de NR et 30% de plus de taux pour les promotions en GF, un NR chapeau pour 200 agents de la production et de la maintenance du fioul et du gaz, expertise sur la charge de travail pour concrétiser des embauches, sécurisation du tarif agent pour les inactifs et amélioration de la prime avantage en nature qui passe de 1500 à 1900 € par an pour les actifs (système particulier /décret pour CPCU).

A Elengy, le conflit a pris la forme de temps forts, et une rencontre est prévue jeudi avec la direction.

A Storengy, c’est après une semaine de grève que le personnel a donné mandat pour la signature du protocole de fin de conflit qui acte l’obtention de garanties sur la politique industrielle et les emplois sur Storengy (pérennisation des installations, investissement nécessaire à l’exploitation, examen des activités externalisées et création d’un observatoire de l’Emploi et du Professionnalisme) mais aussi des mesures salariales additionnelles (portant à 1,23% le taux global à comparer avec le 0,9% initial) et une garantie du pouvoir d’achat jusqu’en 2016.

A GRTgaz, il aura fallu 3 semaines pour conclure la signature d’un protocole national de fin de conflit. Au terme de cet accord 150 NR supplémentaires vont être attribués en 2013 afin de traiter les situations individuelles découlant des réorganisations, avec, par contrecoup, des répercussions favorables dans toute l’entreprise dans le cadre des mesures salariales individuelles.

La mise en place d’une commission nationale de l’Emploi et des Compétences pour examiner les questions liées à l’emploi et aux déroulements de carrière en s’appuyant notamment sur un dispositif de concertation locale (sans se substituer aux IRP) donne des perspectives gagnantes et est une reconnaissance par la Direction Générale de ses insuffisances en matière sociale …

… La Direction saura-t-elle régler le conflit qui subsiste sur la Région Rhône Méditerranée ?

Engagés dans un préavis local d’un mois qui a démarré le 31 janvier, refusant de subir les choix de gestion financière (postes gelés, annonce de fermetures de sites) les salariés ne lâchent rien en cette 4ème semaine de lutte face à une Direction sans marge de manœuvre pour négocier.

Sa seule réponse sera l’envoi des forces de l’ordre dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 février, alors que, dans la soirée, la FNME-CGT demandait au patron de la Branche Infrastructures que des signes d’ouverture soient enfin donnés.

La police constatera que la Direction est libre de ses mouvements, qu’aucune dégradation n’a eu lieu, qu’une quarantaine d’agents sont présents dans l’attente d’une reprise des négociations. Grâce à leur comportement exemplaire, il n’y aura pas « manu militari » malgré la menace de la Direction.

Le vendredi 22 février au matin, les grévistes reçoivent le soutien de Virginie GENSEL, Secrétaire Générale de la FNME-CGT qui reste attentive au règlement de la situation locale.

Ayant décidé de faire appel à la conciliation de l’inspection du travail, la Direction rencontre la DIRECCTE à 10H00, puis une délégation CGT sera reçue à son tour à 14H00.

Le processus de réelles discussions pourrait s’engager enfin … Une séance de négociations est prévue lundi 25 janvier à 11H00. La CGT y attend de véritables propositions.

La FNME-CGT agit pour d’autres choix

La FNME-CGT reste engagée aux côtés des gaziers pour continuer à mener le combat du local au global pour d’autres choix industriels et de répartition des richesses, qui est inscrit dans la durée.

Elle invite ses syndicats à conforter cette campagne d’expression forte engagée à l’interne et à l’externe afin de peser sur le Ministère du Redressement Productif dont on attend -au-delà des intentions données- des actes pour la construction d’un réel projet industriel gazier au cœur du mix énergétique avec un Etat au rôle renforcé au sein de GDF SUEZ.

Les prochaines « Assises revendicatives gaz » seront l’occasion de donner une nouvelle impulsion à ce travail fédéral.

Et rendez-vous est pris tous ensemble pour l’action du 5 mars afin de refuser l’austérité et la flexibilité préjudiciables à l’emploi et exiger de nouvelles réponses pour les droits sociaux, l’emploi, les rémunérations, les garanties collectives.

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