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ALERTES DES SYNDICATS CGT DU PARC NUCLEAIRE REUNIS LES 14 ET 15 NOVEMBRE A GRANVILLE (50) AUPRES DES ELUS ET DES MINISTERES

jeudi 7 décembre 2006 par FNME-CGT

Les secrétaires des Syndicats CGT du Parc Nucléaire, réunis à Granville, les 14 et 15 novembre derniers, ont dressé le bilan des effets de la politique de rentabilité financière exigée sur l’exploitation et la maintenance des tranches nucléaires (unités de production).

L’optimisation des critères financiers de l’entreprise étant devenue le premier objectif, et de loin, des dirigeants d’EDF, le manque d’investissements en matériel, l’externalisation massive d’activités et les réductions massive de Personnel rendent aujourd’hui l’exploitation des tranches nucléaires de plus en plus difficile. Ainsi, les conditions de vie et de travail des salariés intervenants sur le Parc, statutaires comme prestataires, continuent de se dégrader et atteignent les bas-fonds lors des arrêts de tranche.

C’est un constat d’échec pour les directions qui lors de la mise en place des chartes de progrès ou de la démarche PGAC, à grands coups de communication, expliquaient que la précarité n’aurait plus court sur les centrales…

Pendant les arrêt de tranches, périodes de maintenance occasionnées par le renouvellement du combustible nucléaire, les contraintes imposées aux personnels sont énormes et, au nom de la rentabilité financière, c’est le chronomètre qui devient le « juge de paix » sur les installations. L’objectif est la reprise de la production dans les délais les plus brefs…la patience n’étant pas la qualité première des actionnaires.

Ce mode de management n’est bien évidemment pas sans effets sur les hommes et les femmes qui interviennent. Il occasionne des fatigues physiques, mentales et nerveuses contre-productives mais surtout dangereuse pour l’état de santé des travailleurs !

Jamais les Syndicats CGT n’ont rencontré autant de réactions de ras-le-bol, de découragement, de lassitude, d’énervements, de provocations, de violences verbales ou physiques et d’agressions de la parts de salariés confrontés à des objectifs hors d’atteinte.

Ces sentiments expliqués par des manques de moyens humains et matériels devenus tout simplement insupportables ont remis en cause la sérénité pourtant indispensable à toute opération de maintenance ou d’exploitation en centrale nucléaire.

Des phénomènes nouveaux tels que bagarres entre salariés, insultes racistes, insultes sexistes, se sont développés pendant les dernières périodes d’arrêts de tranche sur nos différents sites.

Cette dégradation des rapports humains au travail constitue un véritable passage de ligne blanche qu’il faut prendre très au sérieux car nous ne sommes pas face à un ou deux cas isolés mais bien à une dérive globale et grandissante qui impactera nécessairement l’état technique des installations…

Les priorités de sûreté et de sécurité sont incontournables dans l’exploitation nucléaire et ne peuvent être remises en cause, comme c’est actuellement le cas, au nom de l’intérêt à court terme.

Les Syndicats CGT du Parc Nucléaire considèrent que la perte de sérénité et de sens au travail vécue sur les centrales nucléaires est une montée de fièvre dangereuse qui mérite un traitement approprié passant, notamment, par une remise en cause des méthodes actuelles d’organisation des arrêts de tranches et donc par une nouvelle hiérarchie des priorités…

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