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FRÉDÉRIC DE MONICAULT. | Le Figaro 5 juin 2007

Alstom vend une « supercentrale électrique » en Grande-Bretagne

mardi 5 juin 2007 par Frédéric de Monicault
Le groupe va construire la plus grosse centrale de cogénération du pays. Elle produit de l’électricité mais aussi de la chaleur pour une usine de gaz liquéfié.

E.ON, le grand concurrent d’EDF en Europe, a choisi Alstom pour construire la plus importante centrale à cycle combiné en cogénération du Royaume-Uni. Située sur l’île de Grain (Kent), elle aura une capacité de 1 275 mégawatts (MW), soit l’équivalent d’une tranche nucléaire. Le contrat s’élève à 580 millions d’euros, auquel s’ajoute un contrat de service avec E.ON d’une durée de douze ans.

À l’heure où le concept d’efficacité énergétique fait florès, la cogénération est amenée à jouer un rôle majeur. Il s’agit, à partir d’un seul combustible, de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Le choix du combustible peut être varié : fuel, gaz, charbon, bois ou déchets ménagers.

Le fonctionnement est celui d’un système d’économie d’énergie : là où - dans une unité traditionnelle - de l’énergie thermique est perdue lors de la production d’électricité, cette énergie est récupérée pour produire de la chaleur. Cette dernière étant utilisée pour le chauffage bien sûr, mais aussi la climatisation ou encore la production d’eau chaude. Seul impératif : que les lieux de consommation de chaleur soient relativement proches, pour d’évidentes facilités de transport. Dans le cadre du contrat d’Alstom en Grande-Bretagne, la chaleur produite ira dans une usine de liquéfaction de gaz naturel, voisine de la centrale, qui l’utilisera pour ses propres besoins.

Protection de l’environnement

La cogénération n’est pas seulement au service d’un meilleur rendement énergétique. Elle joue aussi un rôle important en matière de développement durable : à la fois parce qu’elle diminue la consommation d’énergie, mais aussi parce qu’elle réduit les rejets dans l’atmosphère, à commencer par les émissions de CO2.

Alors que leur technologie est aujourd’hui bien maîtrisée, les unités de cogénération coûtent cependant plus cher que les centrales traditionnelles. D’où de grosses installations pour satisfaire aux exigences de rentabilité.

E.ON n’est évidemment pas le seul opérateur à développer son outil de cogénération. En France, un groupe comme Suez dispose sur ce segment d’une puissance installée de 1 700 MW. De son côté, Gaz de France a déjà pris des positions en Grande-Bretagne, avec l’acquisition du site de Shotton, d’une capacité de 215 MW.

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