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Alexandra Chaignon | L’Humanité du 25.01.2008

Arcelor Mittal : "Gandrange est viable"

samedi 26 janvier 2008 par Alexandra Chaignon
Sidérurgie . Environ 700 salariés de l’usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, ont manifesté hier devant le siège du groupe au Luxembourg.

« Gandrange vivra » ont scandé hier près de 700 salariés d’ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), lors d’une manifestation organisée devant le siège du groupe au Luxembourg. Ils entendaient ainsi protester contre le projet du premier sidérurgiste mondial de supprimer 595 des 1 108 emplois de l’aciérie de Gandrange d’ici avril 2009. A cette occasion, une motion au projet industriel de la direction a été déposée par l’intersyndicale. « Nous contestons ce projet », réaffirme Serge Jurzak, délégué syndical CGT. Alors que la direction s’est engagée à reclasser le personnel sur un autre site voisin et au Luxembourg, les salariés estiment, pour leur part, que les coupes dans les effectifs sont injustifiées.

Pour justifier la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes ainsi que la suppression de 595 emplois sur le site, la direction évoque la hausse des prix des matières premières, ferraille et électricité. Des arguments qui ne convainquent personne, que ce soit du côté des élus ou des syndicats. « On nous a d’ailleurs confirmé que la décision de supprimer des emplois était d’ordre financière », déplore le syndicaliste. Une décision d’autant plus inique que la famille Mittal doit recevoir rien de moins que 935,4 milliards de dollars de dividendes cette année de la part du capital d’ArcelorMittal.

Convaincus que le site de Gondrange est viable, les syndicats ont demandé un gel de la décision pour pouvoir élaborer des contre-propositions. Une requête qui a été refusée. En attendant, la procédure de restructuration se poursuit donc. Aujourd’hui doit avoir lieu une réunion extraordinaire du comité d’entreprise sur le volet social. L’intersyndicale devait faire appel à un expert pour se saisir du dossier et élaborer des contre-propositions. « Ce que l’on veut, c’est démontrer l’incohérence du projet », insiste Serge Jurzak. Dans cette optique, un comité de défense du site de Gandrange, notamment composé d’élus locaux, a été mis sur pied il y a quelques jours pour étudier « les atouts industriels du site ».

Le plan de suppression d’emplois a commencé à prendre une dimension nationale en France. La semaine prochaine, le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit rencontrer le PDG d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, pour évoquer ce plan de restructuration. Une rencontre qui laisse sceptiques les salariés. « On se demande ce que ça va donner », s’interroge le délégué CGT.

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