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un article de Elsa Bembaron paru dans le Figaro du 20 janvier 2005

Arcelor veut retourner aux 35 heures

jeudi 20 janvier 2005 par admin

Pour les salariés d’Arcelor, le numéro un européen de l’acier, le passage aux 35 heures version 2005, devrait se traduire par une augmentation du temps de travail. Syndicats et direction sont en pleines tractations pour parvenir à un accord sur le sujet. La signature du texte définitif étant prévue demain après-midi.

Concrètement, un premier accord, baptisé Cap 2010 et prévu pour avoir une durée de vie de quatre ans, a été signé en 2000. Il fixe notamment la durée du temps de travail, avec deux particularités : elle n’est pas la même dans tous les sites du groupe et elle est inférieure à 35 heures. Arcelor cherche donc à homogénéiser la durée du temps de travail dans ses diverses unités et à se rapprocher des 35 heures, toujours payées 39. A titre d’exemple, les cadres de l’usine de Fos-sur-Mer travaillent actuellement 208 jours par an. Le projet soumis à signature prévoit 213 jours de travail par an, encore loin des 218 jours (217 plus la journée de solidarité) prévus par la loi Aubry.

De leur côté, les syndicats ne sont pas tout à fait disposés à accepter sans contre-partie ce qui est de facto, une augmentation du temps de travail. Même s’ils reconnaissent, à demi-mot, avoir bénéficié jusqu’à présent de conditions avantageuses. Parmi les pistes évoquées par la CFDT, figure la possibilité de « racheter » les jours perdus. Dans le détail, les salariés pourraient bénéficier de jours de RTT directement crédités sur leur compte épargne-temps (CET), mais sans avoir la possibilité de les prendre en cours d’année. Ces jours pourraient être utilisés pour des congés sabbatiques, des départs à la retraite anticipés... La CFE-CGC attend elle aussi les propositions de la direction et n’écarte pas encore l’hypothèse d’une compensation salariale. En revanche, les syndicats sont moins favorables à la mise en place d’une prime pour compenser les jours perdus en 2005, prime qui ne serait versée que cette année.

L’échec des négociations constituerait un « scénario catastrophe » pour la CFE-CGC. Le syndicat rappelle que l’accord de branche serait alors appliqué : un retour pur et simple aux 35 heures (soit bien plus que ce que propose actuellement le groupe) le tout sans garantie de salaire.

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