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Thomas Lemahieu | L’Humanité du 21 mai 2007

Au travail, c’est pas la joie

lundi 21 mai 2007 par Thomas Le mahieu
Enquête. D’après un sondage TNS-SOFRES pour l’ANACT, les salariés contestent le sens des changements dans leurs entreprises.

À l’occasion de la Semaine pour la qualité de vie au travail, du 21 au 25 mai, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) vient de rendre public un sondage qui tombe à pic pour démonter les raccourcis autour de la « valeur travail » (lire l’Humanité des débats du 19 mai). Dans cette enquête commandée à TNS-SOFRES, les salariés citent, comme composantes les plus importantes de leur emploi, le niveau de rémunération (28 %), l’intérêt du poste occupé (28 %) et les conditions de travail (25 %). Pour les ouvriers, le salaire est une source essentielle de motivation (40 %), alors que, chez les cadres et les professions intermédiaires, c’est l’intérêt du métier qui arrive en tête des citations (50 % et 51 %).

De manière globale, une large majorité de salariés (80 %) se déclarent satisfaits de leur situation au travail : les relations avec les collègues demeurent le sujet de satisfaction numéro 1, mais le tableau s’obscurcit faute de reconnaissance (41 % des ouvriers et 33 % des cadres pointent le manque de reconnaissance du travail effectué) et de perspectives d’évolution (40 % des salariés se voient très peu de perspectives d’évolution). Pressés par des contraintes de plus en plus fortes, tant horaires (annualisation, modulation, heures supplémentaires, etc.) qu’organisationnelles (normes de production, objectifs quantifiés, multiplication des indicateurs de rendement, etc.), les ouvriers sont les plus nombreux à estimer que l’évolution des rythmes de travail et l’aménagement des horaires ont eu un impact sur leur travail. De manière globale, les changements ne sont pas sans conséquences : 49 % des salariés se déclarent stressés au travail, 44 % d’entre eux estiment que les changements ont un impact sur leur vie privée et 36 % sur leur santé. Trois quarts des salariés considèrent que, par rapport à il y a cinq ans, on leur demande plus de polyvalence, et si 71 % s’en satisfont, 29 % des salariés regrettent vivement cette explosion de la polyvalence.

Au final, selon TNS-SOFRES, « une part importante des salariés n’est pas convaincue de la pertinence des changements en cours ou à venir dans leurs organisations », mais « tous conviennent que la meilleure tactique les concernant est de s’engager pour leur réussite ».

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