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Aurélia Said | L’humanité le 23 aout 2005

Barenthal solde ses comptes

mardi 23 août 2005 par Aurélia Said
Une nouvelle réunion des représentants des salariés avec la direction de l’usine a eu lieu hier matin. La prochaine échéance est fixée au mardi 30 août. Silence des pouvoirs publics.

Dimanche après-midi, Barenthal, au coeur du pays de Bitche en Moselle, a pris des airs de résistance. Les employés de Barenthal Orfèvrerie ont organisé des barrages filtrants essayant par tous les moyens de défendre et revendiquer leur cause auprès de la population. L’apothéose de ce rassemblement était bel et bien la plantation de l’arbre mort, place de la mairie, symbole de la situation catastrophique de l’usine. Un arbre, étendard de la colère des salariés de la coutellerie, où l’on pouvait lire « Han m’a tué » ou encore « J’achète chinois et je m’en mords les doigts », selon le Républicain lorrain. Dimanche soir, il restait encore un espoir pour Peggy Wambst, porte-parole des « Baerenthal » et pour ses camarades en vue de la réunion de lundi matin.

C’est lors de la dernière

réunion organisée à la sous-préfecture, le 18 août, que celle de lundi avait été fixée. Insatisfaits du « protocole d’accord transactionnel » reçu par courrier le 11 août dernier, les employés de l’usine de coutellerie n’avaient pas dit leur dernier mot.

Réunissant une douzaine d’employés de Barenthal, Bernadette Hilpert, déléguée syndicale CGT, le directeur de l’usine, Gilles David, l’avocat Maître Koch, et M. Mourot, coordinateur emploi formation, la réunion a pu aborder certains sujets oubliés dans le protocole d’accord.

« Au terme d’une heure et demie de négociations, nous avons obtenu que la direction nous prépare le solde de tout compte pour le mardi 30 août à 16 heures. Ce point n’avait pas été formulé dans le courrier du 11 août », déclare la porte-parole des « Barenthal ». Cependant aucune modification n’a été apportée aux écrits visant à interdire toute action en justice, toute communication avec la presse ou encore d’organiser des « blocages ». La DDTE (Direction départementale du travail et de l’emploi), absente à la réunion, a cependant fait parvenir par fax ses conclusions à ce sujet. « La DDTE nous a envoyé ce matin les conclusions de son analyse sur les clauses d’interdiction, elle a relevé quelques réserves. Mais aucune n’a été levée, souligne Bernadette Hilpert. Si on laisse faire, la semaine prochaine lorsque les filles auront signé le solde de tout compte, l’affaire sera close. Le seul recours qu’elles auront, si ces modalités ne leur conviennent finalement pas, sera de porter l’affaire en justice. » Reste que cette nouvelle affaire de patron voyou interpelle directement les pouvoirs publics.

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