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LÉO PURGUETTE | La Marseilaise du 12.10.2011

Bernard Thibault aux côtés des Fralib

mercredi 12 octobre 2011 par LÉO PURGUETTE
Le secrétaire général de la CGT interpelle le ministre de l’Industrie pour qu’il se rende à l’usine de Gémenos.

« J’ai souhaité cette présence à Marseille pour rendre encore plus visible le combat que vous menez », déclarait hier Bernard Thibault aux ouvriers de l’usine de thé Fralib à Gémenos après avoir manifesté avec eux en tête du cortège marseillais à l’occasion de la journée interprofessionnelle d’action contre l’austérité.

Le secrétaire général de la CGT a regretté l’intérêt quasi exclusif des médias dominants pour l’élection présidentielle alors que de nombreuses luttes pour l’emploi sont en cours. « Du côté patronal, on ne dit pas "ce sont les élections alors on arrête les fermetures !" », a-t-il lancé.

Quelques instants auparavant, Bernard Thibault visitait les installations de l’usine en compagnie de Mireille Chessa, la secrétaire de l’UD CGT. Yves Baroni, l’un des salariés mobilisés, leur a ainsi fait découvrir les savoir-faire et l’outil industriel que les Fralib veulent revivifier en conservant la marque thés et infusions de l’Éléphant. Ils voudraient en premier lieu renouer avec l’aromatisation naturelle des thés, délaissée par le groupe Unilever - rentabilité maximale oblige - pour des arômes chimiques conditionnés en poudre dans des bidons portant la mention « danger produit inflammable ». « Un siècle de savoir-faire ne se délocalise pas. Nous sommes face à une aberration dictée par une logique de rentabilité financière à court terme », s’est indigné le premier responsable de la CGT.

Éric Besson appelé à venir mesurer la viabilité de l’usine

Bernard Thibault, qui soutient la demande des salariés désireux de s’asseoir à une table ronde nationale avec l’Etat et les décideurs d’Unilever, n’en est pas resté là. « Je m’adresse officiellement au ministre de l’Industrie pour faire la proposition qu’il vienne sur place voir l’outil en danger et écouter les salariés qui sont en capacité de faire la démonstration de la viabilité de l’usine », a-t-il avancé.

« Après la manifestation des enseignants, le président de la République avait déclaré qu’il préférait s’occuper des ouvriers confrontés à la compétition internationale plutôt que des fonctionnaires qui ont un statut qui protège. Il est temps de sortir des discours et de faire preuve de courage politique », a-t-il tonné. Dans l’assistance, le propos a fait mouche. Parmi les salariés acquis, Magali Giovannangeli, présidente de l’Agglo d’Aubagne, accompagnée d’une délégation de militants brésiliens et boliviens venus participer à Mondissimo ou encore Patrick Candela, ancien de Nestlé et secrétaire de la section PCF, étaient présents en solidarité.

Fustigeant les plans d’austérité qui pénalisent les peuples et engendrent des mobilisations à travers toute l’Europe, Bernard Thibault a appelé les salariés à faire front. « On ne peut pas concevoir notre avenir au détriment du travailleur du pays voisin », a-t-il ainsi conclu.

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