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NOUVELOBS.COM | 10.05.2007

CHAMBERY Manifestation pour la défense des libertés syndicales

jeudi 10 mai 2007
La CGT Mines-Energie a organisé une manifestation réunissant entre 2.300 et 5.000 personnes, en réaction à la menace de licenciement d’un militant, salarié d’EDF.

Plusieurs milliers de manifestants -2.300 selon la police, de 4.500 à 5.000 selon les organisateurs-, venues de toute la France à l’appel de la CGT Mines-Energie, ont défilé jeudi 10 mai à Chambéry, pour "défendre les libertés syndicales". Arrivés en cars de Bretagne, du Pays basque, ou encore de Provence-Alpes-Côte d’Azur, les manifestants se sont regroupés en fin de matinée dans le centre-ville de Chambéry derrière une banderole proclamant que "l’action syndicale n’est pas un délit".

La manifestation, qui a démarré à 12h30, avait avant tout pour but de soutenir un salarié EDF et militant CGT menacé de licenciement car soupçonné d’avoir participé, le mardi 3 octobre 2006, à Valence, à une manifestation qui avait conduit un groupe à envahir des bureaux EDF.

"Le patronat veut faire peur"

"Des membres de ce groupe sont accusés d’avoir bousculé des employés dans les couloirs et d’avoir saccagé trois bureaux", a précisé la société, qui a porté plainte. Dans le cadre de cette procédure judiciaire, le militant CGT a été entendu par la police de Valence le vendredi 4 mai, a-t-on appris jeudi 10 mai, de source syndicale. Pour Maurice Marion, porte-parole de la Fédération CGT Mines-Energie, "le patronat veut étouffer les actions revendicatives, faire peur et mener une campagne de répression".

Selon le syndicat, 50 commissions de discipline sont actuellement en cours chez EDF.

Un avertissement à Nicolas Sarkozy

"Au dialogue social, à la négociation, la direction répond par une campagne répressive sans précédent sur le territoire national", a affirmé Maurice Marion. Cette manifestation constitue également un avertissement adressé au président de la République nouvellement élu, Nicolas Sarkozy, selon Frédéric Imbrecht, secrétaire général de la Fédération nationale Mines Energie CGT.

"La légitimité démocratique du président élu ne peut pas effacer d’un revers de main les exigences sociales dans les entreprises", a-t-il estimé.

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