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Chantage à l’emploi

mardi 25 juin 2013 par CGT Centrale Gardanne

E.On annonce la fermeture de la Tranche 4 de Gardanne ainsi que de 4 autres groupes de production d’électricité en France, soit 535 emplois directs qui sont menacés.

La lutte des salariés a obligé dans un premier temps la direction d’E.On à pondre un projet de transformation de cette chaudière pour lui permettre de brûler de la Biomasse en lieu et place du charbon. La mobilisation régulière des salariés avec à leurs côté le Syndicat CGT a permis de faire sauter les verrous politiques et administratifs ces deux dernières années.

A partir de l’hiver 2012, une fois le projet « ficelé », la direction s’est engagée dans un chantage permanent vis-à-vis des salariés et de leur Syndicat CGT en mettant en balance l’acceptation de la perte d’emplois (alors que l’entreprise s’était auparavant engagée à le maintenir) et d’une réorganisation du travail sur l’ensemble du site contre la mise en œuvre de l’investissement.

Mais cela ne lui a pas suffi. Retoquée par la justice qui a suspendu son plan social début juin et qui l’a contraint à tenir ses engagements de poursuite d’exploitation jusqu’à fin 2015 à Hornaing dans le Nord, battue par la mobilisation des salariés et de leur Syndicat CGT sur l’ensemble des sites de productions, la direction d’E.On se livre à un odieux chantage à l’emploi, à l’avenir et à la soumission depuis 10 jours en mettant notamment en balance la non concrétisation du projet d’investissement à Gardanne. Et si les salariés et leur Syndicat CGT ne cèdent pas : 535 mesures de licenciements dans le cadre de la loi sur la « sécurisation de l’emploi ». Nous pouvons remercier les Organisations Syndicales signataires de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 ainsi que les députés qui ont voté sa transposition législative. Cet accord avait pour but de sécuriser l’emploi selon le gouvernement. Aujourd’hui, il est préféré à un PSE.

En 2012, le candidat Hollande s’exclamait : « mon véritable adversaire c’est la finance ».

Aujourd’hui, on voit ce qu’il en advient.

Quand le Secrétaire Général de la CGT, Thierry Lepaon, interpelle le Premier Ministre sur les risques encourus par les salariés avec les méthodes d’E.On, celui-ci envoie un médiateur pour le moins passif…

Quand les représentants des Syndicats CGT de la branche des Industries Electriques et Gazières de la région (Marseille et Var) amenés par leur coordinateur régional (Jean-Luc Arnaud) et accompagnés du Conseiller Général communiste de Gardanne (Claude Jorda), sont reçus en Préfecture de Région, le représentant du Préfet prend note… comme à chaque fois.

Mais quand donc ces personnes, élus pour prendre leurs responsabilités face aux financiers vont-ils arrêter de laisser faire les actionnaires d’E.On et des autres grandes entreprises ? Quand vont-ils arrêter de faire comme s’ils ne voyaient pas qu’en diminuant les capacités de productions ces derniers vont créer la pénurie pour spéculer sur le prix de l’électricité ?

La « transition énergétique » n’est à ce jour qu’un habit vert de dollars au service des grandes entreprises. La non prise de position du Gouvernement et de la Préfecture de Région les rends complice de la situation que vivent les salariés de la Centrale de Gardanne.

Car au-delà des emplois en jeu, c’est la fragilisation du réseau régional déjà surchargé et la facture électrique de chaque citoyen, de chaque entreprise qui va s’enflammer.

La question de la collusion entre eux se pose. Pour le moins.

Pour sauver les emplois à la SNET, la question du retour au Service Public se pose. L’efficience est là : produire au moindre coût pour répondre aux besoins des entreprises et de la population.

Tous ensemble nous devons nous battre pour faire avancer la revendication d’un nouveau Pôle Public de l’Energie au service de tous pour mieux abattre la spéculation au service de quelques-uns.

La CGT exige le maintien du projet industriel, la tenue en Préfecture d’une table ronde réunissant tous les acteurs (élus locaux, organisation syndicale, pouvoirs publics et entreprise) et l’arrêt des licenciements aux IEG.

Contacts : Nicolas CASONI – 06.26.64.63.46 Nadir HADJALI - 06.30.86.20.95

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