Liste des auteurs

DECLARATION DE MESSIEURS ANGELO GALIE ET ABDEL GUERTIT REPRESENTANTS DES SALARIES AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SNET DU 27 JUILLET 06

samedi 26 août 2006 par coordination CGT SNET

Monsieur le Président, notre intervention liminaire ne portera que sur un des points à l’ordre du jour, celui relatif au souhait de l’actionnaire majoritaire de changer le nom de l’entreprise : la SNET deviendrai ENDESA France.

Nous ne pouvons au nom des salaries de la SNET, que regretter de ne pouvoir aborder au préalable cette question en CSC/CMP pour que leur avis puisse s’exprimer pleinement.

Cette question qui pouvait être anodine hier, prends toute son importance aujourd’hui.

Un rappel :

LA SNET est une société créée en 1995 à l’initiative du groupe Charbonnages de France (CdF), avec un but économique et social.

Les origines de LA SNET remontent à la signature du pacte charbonnier, accord qui prévoyait, parallèlement à la liquidation de l’extraction charbonnière à l’horizon 2005, la pérennisation des activités électriques du groupe Charbonnages de France.

Déjà à l’époque la CGT refusait de signer le pacte y voyant la les prémices d’une privatisation larvée.

A cette époque, la directive européenne relative à la libéralisation du marché électrique était en gestation, la privatisation de La SNET n’était pas à l’ordre du jour.

En 1996, la directive européenne sur l’électricité est votée. L’ouverture du capital de La SNET est à l’ordre du jour.

Arrive la Loi du 10 février 2000 et le gouvernement nomme Monsieur André SAINJON à la tête de La SNET.

Sa mission est de favoriser l’évolution capitalistique de La SNET dans le cadre de l’entrée en vigueur de cette nouvelle Loi, et si possible sans heurts sociaux.

La SNET devient la première entreprise publique française du secteur de la production d’électricité à s’engager, depuis la libération, dans un processus de privatisation pour répondre à l’objectif assigné par les pouvoirs publics et l’état.

Toujours en 2000, le groupe espagnol ENDESA préféré à SUEZ et retenu pour entrer au capital de LA SNET, dans un premier temps, avec une participation de 30% pour être à terme l’actionnaire majoritaire voire le seul actionnaire de La SNET. La venue d’un grand producteur électrique européen dans le capital de La SNET devrait être le moteur de son développement industriel et commercial afin que la SNET puissent grandir et prendre toute sa place parmi les autres acteurs de ce secteur.

Il faut rappeler aussi que les nouvelles dispositions législatives vont dans le sens de la diversification du nombre d’acteurs du secteur en tenant compte des règles de concurrence du marché.

La SNET avait pour seul client, depuis sa création, EDF.

Les pouvoirs publics ont mis en place un calendrier pour l’ouverture du capital de la SNET mais un calendrier soumis à de multiples tergiversations politiques et économiques.

D’ambitieux investissements sont décidés en avril 2002 et une alliance entre ENDESA et Gaz de France est envisagé avec les soutiens des ministres successifs Messieurs Francis MER et Nicolas SARKOZY, les changements de Présidence à la tête des entreprises EDF et GDF ont bouleversé ces décisions et l’opération a lamentablement échouée.

ENDESA a fini par obtenir l’accord d’une prise de participations majoritaires dans le capital de La SNET à hauteur de 65 %.

Aujourd’hui, au niveau économique les fusions acquisitions en Europe démontrent le manque de cohérence d’une politique énergétique Européenne, car si l’objectif des pouvoirs publics reste la privatisation, il ne serait pas possible pour eux d’envisager un partenariat avec EDF ou GDF, bien qu’il le serait entre SUEZ et GAZ de FRANCE.

Permettez nous, Monsieur le Président quelques questionnements que vont sans aucun doute se poser les personnels que nous représentons.

Est-ce qu’ENDESA France va enfin décider de financer le 1 % social du à son personnel comme l’a fait, par exemple, Suez en devenant actionnaire minoritaire de la CNR.

Est-ce que les accords concernant les accords sociaux des salariés, fruits de leurs luttes seront pérennisés ?

Est-ce que les projets industriels que la SNET porte, avec le soutien du personnel et des élus, verront enfin le jour ?

Les pouvoirs publics ont des engagements envers la SNET et ses salaries pas envers ENDESA France, pour cela les représentants des salariés vous demandent de temporiser une décision qui dans un climat politique plus qu’incertain pourrait devenir alarmant pour la SNET et son personnel.

D’ores et déjà, nous appelons le personnel à rester vigilant au regard de tous les engagements pris par la direction de la SNET et des pouvoirs publics.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !