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Un entretien réalisé par Christelle Chabaud paru dans l’Humanité du 16 aout 2005

Daniel Amiot, secrétaire du PCF dans le 11e arrondissement.

mardi 16 août 2005 par Christelle Chabaud
Outre la lutte exemplaire et l’action réfléchie menées quotidiennement par ces 427 employés de Saint-Menet, le déroulé de ce conflit se montre particulièrement instructif sur le double langage et les contradictions de Nestlé. Très rapidement, les salariés ont compris qu’au siège social de Vevey, en Suisse, on avait officiellement décidé de tirer un trait sur le site de Saint-Menet. Pour les dirigeants de Nestlé, 9 % de profits annuels, c’est insuffisant. Les salariés ont donc envisagé l’avenir sans Nestlé et ont tracé les premières ébauches d’un projet alternatif pour préserver l’emploi, avec l’aide de la commission économique du comité central d’entreprise. En respectant l’exclusivité de Nestlé sur le processus de fabrication de certains produits, les employés ont privilégié la production de produits basiques pour le chocolat, ainsi que celle du café en grains : le but étant de s’engouffrer dans le marché du discount. Au début, en effet, Nestlé envisageait de laisser le matériel de production sur place. Or depuis le dépôt officiel de ce projet alternatif, le 2 mai dernier, Nestlé a changé d’avis. Son but est désormais de ne laisser du site que le terrain de 27 hectares. Bizarrement, les salariés - apprenaient en parallèle que le groupe agroalimentaire voulait se lancer dans le hard discount. Ne tirons pas de conclusion - hâtive mais, dans tous les cas, nous pouvons dire que le projet alternatif est crédible et ne laisse pas Nestlé indifférent...
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