Liste des auteurs

Ue dépèche publiée sur lemonde.fr en collaboration avec AFP et Reuters

Dominique de Villepin annonce un plan pour "sauver" la SNCM

jeudi 29 septembre 2005

l’occasion de sa quatrième conférence de presse, le premier ministre, Dominique de Villepin, a proposé plusieurs mesures pour sortir du conflit social. Il a annoncé que l’Etat était prêt à souscrire une participation de "à hauteur de 25 %" dans le capital de la société. La CGT a d’ores et déjà indiqué qu’elle refusait les propositions du chef du gouvernement.

"L’Etat, qui garantit la pérennité de l’entreprise, de l’outil de travail et du service public, souscrira pour son compte à hauteur de 25 % du capital. Les salariés, sans qui rien ne peut se faire, se verront proposer 5 % du capital", a expliqué M. Villepin. Cette solution s’appuie sur la proposition de l’entreprise retenue à la suite de l’appel d’offres, la société Butler, qui propose, au terme d’une rétrocession, de limiter à 40 % sa prise de participation. Veolia Connex est prête comme entreprise de transport à devenir l’opérateur industriel de la société, avec 30% du capital au terme de ce processus", a-t-il précisé.

De son côté, le ministre des transports, Dominique Perben, doit se rendre jeudi après-midi à Marseille pour rencontrer les personnels de la Société nationale Corse-Méditerranée. Il sera suivi de près par le président du fonds Butler Capital Partners, Walter Butler, et le PDG de Connex, Stéphane Richard, qui tiendront une conférence de presse à 17 heures dans la cité phocéenne pour présenter leur projet de reprise aux élus et aux syndicats.

Peu après la conférence de presse de M. Villepin, la CGT a cependant indiqué qu’elle refusait le nouveau montage financier proposé : "C’est un montage bidon fait par l’Etat, on ne marche pas", a déclaré Bernard Marty, le secrétaire général CGT du comité d’entreprise de la Société nationale Corse-Méditerranée. "Notre position n’est pas modifiée, l’Etat ne peut pas être minoritaire. On se rend à la réunion cet après-midi par politesse mais on n’y restera pas très longtemps", a-t-il ajouté.

Au lendemain de l’intervention du GIGN sur le Pascal-Paoli, détourné par des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC), Bastia a connu une nouvelle nuit d’affrontements entre manifestants opposés à la privatisation de la SNCM et forces de l’ordre. Ce matin, le calme était revenu dans la ville. Le trafic maritime du Port autonome de Marseille (PAM) est, en revanche, entièrement paralysé pour la troisième journée consécutive, en raison de la reconduite du mouvement de grève des agents CGT du PAM annoncée mercredi. Le Pascal-Paoli est arrivé, mercredi soir, en rade de Toulon où il a été dirigé vers la base navale militaire pour des "raisons de sécurité". "Le navire est à quai sur la base navale. Le débarquement des personnes autorisées à quitter le bateau s’est normalement effectué", a annoncé la préfecture maritime.

Les quatre meneurs présumés du coup de force ont été placés en garde à vue sur le ferry pour "détournement de navire" et "séquestration". "Ils pourraient être mis en examen" a déclaré jeudi le procureur de la République de Marseille. Dominique de Villepin, a lui indiqué que s’était "à la justice de se prononcer". Les trente autres marins du STC, qui ont participé au détournement ont été pour leur part laissés libres, mais pourront être convoqués ultérieurement par la justice.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !