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Marie-Caroline Lopez | La Tribune le 2 mars 2007

Enel se renforce encore dans Endesa

vendredi 2 mars 2007 par Marie-Caroline Lopez
L’électricien italien détient près de 22% du capital de son homologue espagnol, après le rachat de 4,58% auprès de la banque italienne Mediobanca, plus une option supplémentaire de 0,43%. Il devient incontournable pour l’allemand E.ON. Les deux groupes pourraient d’ailleurs s’entendre.

Enel a mis la main sur 5% supplémentaires du capital du leader espagnol de l’électricité, Endesa, qui fait l’objet de la convoitise de l’allemand E.ON depuis un an. L’électricien italien vient de nouer un accord avec Mediobanca pour pouvoir acquérir 4,58% d’Endesa, plus une option supplémentaire de 0,43%. Quelques heures avant, dans la journée d’hier, Enel annonçait la même opération avec UBS pour s’assurer 7% d’Endesa via un contrat de dérivés. Si on ajoute les 9,99% que l’Italien a acquis mardi, pour plus de 4,1 milliards d’euros, Enel se trouve en position de détenir 21,5% d’Endesa.

Le groupe a d’ailleurs a demandé hier à l’autorité boursière espagnole l’autorisation de monter jusqu’à 24,99%, seuil au-delà duquel il devrait lancer une offre publique d’achat sur le solde. Ces acquisitions se sont faites au prix moyen de 39 euros par action, alors que l’offre d’E.ON est de 38,75 euros par titre.

Enel devient ainsi un obstacle incontournable pour l’allemand E.ON, également confronté à l’opposition du gouvernement espagnol. E.ON a néanmoins réaffirmé sa détermination à mener à bien son offre, qu’il a revalorisée de 11 milliards d’euros, par rapport aux 30 milliards déjà proposés en février 2006.

D’ores et déjà, Enel et le premier actionnaire d’Endesa, le groupe de BTP espagnol Acciona (21,03%), barrent la route à E.ON. Pour gagner, l’Allemand a désormais besoin de convaincre 95% du flottant disponible. Tâche quasiment impossible. Une alliance entre l’Enel et Acciona nécessiterait cependant que les deux partenaires lancent une offre sur l’ensemble du capital d’Endesa.

A moins que les trois groupes ne cherchent une solution commune. E.ON et Enel pourraient ainsi s’entendre pour que l’Allemand cède, en cas de réussite, des actifs espagnols à Enel. C’est en tout cas l’hypothèse avancée par Patrice Lambert-de-Diesbach, analyste chez CM-CIC Securities, qui souligne que l’Italien cherche avant tout à obtenir une position renforcée sur le marché espagnol.

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