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AFP / 28 mars 2013

Grandes manoeuvres du groupe EON qui achète au Brésil et vend en Hongrie

mardi 2 avril 2013

Le groupe allemand d’énergie EON a annoncé jeudi qu’il allait investir jusqu’à 800 millions d’euros pour se renforcer au Brésil, et dans le même temps vendre deux filiales hongroises de gaz.

Le numéro un allemand du secteur, qui cherche des relais de croissance hors d’Europe, va devenir premier actionnaire du producteur d’électricité brésilien MPX, en rachetant au milliardaire Eike Batista, l’un des hommes d’affaires les plus connus du Brésil, une part de 24,5% du capital.

EON détient déjà 11,7% de MPX depuis avril 2012. Au terme de l’opération, que le groupe espère voir bouclée d’ici la fin du mois d’avril, EON aura une part de 36,1% dans MPX, un gros acteur de la production d’électricité au Brésil, et en sera ainsi le premier actionnaire, M. Batista restant le deuxième en conservant près de 24%.

Dans le cadre de l’opération, qui se fera en plusieurs étapes dont une augmentation de capital de MPX, une coentreprise brésilienne détenue à parité par EON et MPX sera également réintégrée dans MPX.

Johannes Teyssen, le patron d’EON, s’est félicité dans un communiqué de pouvoir améliorer notre position sur l’attractif marché brésilien de l’énergie, et ce à un prix équitable.

EON et M. Batista, lui-même moitié allemand, avaient dès l’an dernier fait part de leur intention de construire ensemble de nouvelles centrales au Brésil, un marché prometteur de près de 200 millions d’habitants.

Quelques minutes après l’annonce de cette opération, EON a aussi fait savoir qu’il cédait deux filiales hongroises, une de négoce de gaz (Földgaz Trade) et une de stockage de gaz (Földgaz Storage), à un autre acteur hongrois, MVM Hungarian Electricity, pour 870 millions d’euros, dette incluse.

Cette cession participe au recentrage de (ses) participations européennes dans le gaz, selon un communiqué du groupe.

EON s’est lancé dans un nettoyage en profondeur de son portefeuille d’activités, opération qui à fin 2012 lui avait déjà rapporté 17 milliards d’euros, sur un objectif total de 20 milliards d’euros de recettes de cession.

A la Bourse de Francfort, le titre EON prenait 2% à 13,72 euros à 15H30 GMT, plus forte progression de l’indice Dax. Marc Nettelbeck, analyste de DZ Bank, juge que le marché brésilien est effectivement séduisant pour le groupe. Mais de notre point de vue les risques pour EON ont augmenté, tempère-t-il.

EON souffre sur son marché domestique de la baisse des prix de gros de l’électricité et de perspectives de croissance limitées. Depuis quelque temps déjà le groupe de Düsseldorf (ouest) essaie de se tourner vers d’autres pays, comme le Brésil, mais aussi par exemple la Russie et la Turquie.

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