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Un article de Cécile Chambraud paru dans Le Monde du 5 mai 2006

Hydrocarbures : Madrid veut obtenir des éclaircissements sur les projets boliviens

vendredi 5 mai 2006 par Cécile Chambraud

Un "problème ponctuel", qui doit être traité par "un effort politique et diplomatique". Le président socialiste du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s’est efforcé de circonscrire, mercredi 3 mai, le problème posé à l’Espagne par l’annonce, deux jours plus tôt, par le président Evo Morales de la nationalisation des ressources gazières et pétrolières de la Bolivie (Le Monde du 3 mai).

M. Zapatero a écarté l’idée que cette décision, qui touche, entre autres, le groupe hispano-argentin Repsol YPF - premier producteur de gaz en Bolivie - puisse affecter l’aide au développement de Madrid à La Paz. "Les Boliviens trouveront toujours l’Espagne à leur côté au-delà de ce conflit ponctuel", a-t-il affirmé.

M. Zapatero n’a pas été prévenu par M. Morales, qu’il avait été l’un des premiers à recevoir, en janvier, après son élection. L’exécutif espagnol s’était engagé à annuler une grande partie de la dette publique de la Bolivie envers Madrid

Pour demander des éclaircissements au gouvernement bolivien, l’exécutif espagnol enverra, dans les prochains jours, une délégation "politico-technique", conduite par le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Bernardino Leon. De son côté, le secrétaire d’Etat au commerce réunira prochainement les entreprises espagnoles présentes en Bolivie.

Madrid estime qu’il existe "une marge" de négociation dans le délai de six mois imparti aux compagnies pétrolières pour adapter leurs contrats. Mardi, le président de Repsol, Antonio Brufau, après s’être dit "consterné" et "préoccupé" par une décision "injuste", avait aussi dit vouloir voir si un accord "rationnel" est possible dans ce délai de six mois.

M. Brufau a été reçu, mercredi, par le président argentin Nestor Kirchner. Ce dernier devait recevoir, jeudi, ses homologues brésilien, bolivien et vénézuélien pour tenter de parvenir à un accord préservant les intérêts de chacun.

La compagnie pétrolière brésilienne Petrobras a pour sa part annoncé, mardi, qu’elle suspendait ses investissements en Bolivie et qu’elle refusera toute hausse indue du prix du gaz qu’elle importe de ce pays.

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