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Intervention d’Olivier MATEU – Secrétaire de l’UD CGT 13 le 4 février 2014 à la Centrale de Gardanne

lundi 17 février 2014 par CGT 13

Chers(es) Camarades,

Permettez-moi, pour commencer, de saluer une nouvelle fois le combat que mènent les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec leur Syndicat CGT. Ce combat a permis qu’ici il y ait un avenir car oui, la biomasse à Gardanne est le fruit de leur lutte.

La détermination, l’intelligence de nos Camarades, depuis deux ans dans ce dossier, font la démonstration concrète qu’il est possible de résister et d’imposer d’autres logiques porteuses de progrès social.

Et n’en doutons pas, c’est à cela que le groupe EON en veut. Rien ne doit entraver le profit pour les actionnaires. Quand nous portons des propositions pour la pérennisation de l’outil de travail, pour le développement de l’emploi, pour que la biomasse se fasse dans un cadre respectueux de l’environnement, associant toutes les intelligences au service de l’intérêt général : ils ne veulent rien entendre, ils ne peuvent pas le supporter !!! Ils ne veulent pas du mieux, ils veulent du plus !!! A tout prix.

Alors pour cela, ils utilisent leurs sales méthodes : salir la CGT et ses dirigeants pour nous discréditer, en espérant peut-être en décourager quelques-uns, voire faire peur à ceux qu’ils n’arrivent pas à convaincre. Alors Camarades Nico, Nadir, toutes et tous les centraliens, nous vous le disons ici : votre combat est le nôtre !!!

Ils veulent vous isoler, vous empêcher et cela sous le regard passif d’un gouvernement socialiste aux ordres du patronat, qui n’est bon qu’à lui faire des chèques avec notre argent : 2,6 milliards d’argent public pour la biomasse et cela devrait se traduire par moins d’emplois ?! Nous ne les laisserons pas faire !!!

Nous devons leur faire mesurer que leurs attaques vous placent au cœur des convergences que nous construisons dans ce département pour organiser la riposte du mouvement social, face à un véritable plan de casse de nos industries, de nos activités, de nos emplois et des Services Publics.

L’enjeu est là, devant nous, ils veulent remodeler notre département au service exclusif des plus riches. Pour eux, tout doit y passer et pour y arriver, toutes les méthodes sont bonnes.

Dans ce contexte et face à un gouvernement qui, chaque jour, s’assume un peu plus comme libéral, face à un Medef qui se bat pour ses privilèges, nous devons gagner une à une les consciences des travailleurs, des chômeurs, des retraités et des jeunes, à l’idée que d’autres choix sont possibles.

Aujourd’hui, ils ne peuvent plus cacher les richesses que nous créons et qu’ils nous volent. Il leur faut dès lors ériger leurs logiques en dogme et brouiller les repères idéologiques pour créer la désunion de ceux qu’ils exploitent.

De ce point de vue, le rôle que patronat et gouvernement jouent dans l’émergence et la médiatisation de pseudo-mouvements contestataires doit être relevé, condamné et combattu. Leur attitude est puante et dangereuse, elle vise à détourner la colère et empêcher l’émergence d’un mouvement social porteur de progrès social.

La division est une de leurs armes, nous le savons. Nous avons donc la responsabilité de rassembler notre camp. Ceux qui vivent de leur travail n’ont rien à faire aux côtés de leurs patrons qui manifestent pour garantir leurs dividendes, comme ils n’ont rien à faire aux côtés d’extrémistes religieux, de fachos, de bourgeois qui, sous prétexte de défendre la famille, l’enfant, n’ont en réalité d’autres buts que de chercher à protéger les intérêts des puissants par tous les moyens.

Nous considérons à la CGT que le premier droit pour un enfant est de grandir dans un monde en paix, qui lui garantisse d’être soigné, éduqué, nourri dans les meilleures conditions et il faut, pour commencer, que ses parents ne soient pas au chômage, que les moyens soient mis à disposition de tous et pas dans les poches de quelques-uns. Cela, nous le voulons pour tous les enfants, pour tous leurs parents, qu’ils soient hétéros, gays, lesbiennes, blancs ou noirs.

C’est le capitalisme qui crée le malheur, qui divise et qui oppose.

Soyons très attentifs, Camarades, à tout cela et rappelons-nous qu’en face ils préfèreront toujours Hitler au Front Populaire.

Permettez-moi, après cela Camarades, non pas de faire un rappel : ici, avec vous, il n’y en a pas besoin, mais simplement de réaffirmer une chose : notre geste à nous, celui qui nous identifie à nous militants, combattants, pour le progrès social et la transformation de la société, notre geste à nous c’est le bras levé, le poing fermé. Le bras bien haut, le poing bien serré pour porter les coups les plus forts possibles à tous les exploiteurs, pour les faire tomber du tas d’or sur lequel ils sont assis et qui nous appartient.

Je dis cela Camarades, parce que ceux qui, exploités comme nous, pensent qu’on peut faire mal à un patron avec une quenelle (même congelée), se trompent et sont, de fait, victimes et complices de ceux qui brouillent les repères.

Nous devons donc poursuivre et amplifier notre processus d’élévation des consciences et du mouvement social que nous menons depuis décembre. Etat et patronat mesurent bien le danger qu’il y a dès lors que les travailleurs s’unissent et construisent ensemble leurs revendications. Cela doit nous conforter pour aller plus loin car la situation l’exige et les moyens existent pour le faire.

Le 6 février, pour la deuxième fois, nous manifesterons avec 14 autres organisations progressistes du département à 10 H 30 au Vieux Port. Cette journée doit être réussie et en appeler d’autres. Nous étions hier soir en réunion pour réfléchir aux suites à donner : toutes les organisations affirment leur volonté de continuer à œuvrer au rassemblement de toutes celles et ceux qui ont intérêt à ce que les choses changent. Nous communiquerons le plus tôt possible les propositions d’initiatives et actions à venir.

Camarades, ce processus est entre vos mains, entre nos mains à toutes et tous. C’est le « tous ensemble » que nous construisons, c’est le moyen que nous avons pour faire entendre d’autres logiques, pour donner confiance et des perspectives à tous ceux qui paient au prix fort les choix politiques d’un gouvernement aux ordres de la finance et de ses officines que sont le FMI, l’Union Européenne, le Medef et autres institutions réactionnaires.

Camarades, ce qu’ils ont fait aux peuples grec, espagnol, portugais et d’autres encore, nous empêche de dire qu’on ne sait pas quelles sont leurs intentions. Il n’y aura victoire pour les travailleurs que si l’on mène le combat. Tout autre choix de notre part nous coûtera bien plus cher !!!

Alors Camarades, allons, construisons, unissons et allons chercher le progrès social. C’est la meilleure réponse à apporter à EON et à tous ceux qui voudraient nous faire taire pour mieux nous exploiter.

Camarades merci.

Vive les travailleurs en lutte. Vive la CGT.

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