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Une dépèche Reuters 28 septembre 2005

L’armée prend le contrôle du « Pascal Paoli »

mercredi 28 septembre 2005
Vers 8h30, cinq hélicoptères ont survolé le navire, puis une dizaine d’hommes sont descendus à l’aide de filins à bord du navire « piraté mercredi » par des syndicalistes corses.

AJACCIO - L’armée est intervenue à bord du Pascal-Paoli, le ferry de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) dont des marins STC (Syndicat des travailleurs corses) avaient pris le contrôle la veille.

Vers 8h30, cinq hélicoptères Puma ont commencé à survoler le navire, qui croisait au large de Bastia. Un commando d’une dizaine d’hommes est alors descendu de l’un des appareils au moyen de filins, ont rapporté des témoins.

Les représentants de l’armée ont pris en quelques minutes le contrôle du navire, qui est reparti en direction de l’arsenal de Toulon, escorté par trois bâtiments de la Marine nationale.

L’opération s’est déroulée sans incident, a déclaré la gendarmerie. Des inspecteurs de la police judiciaire, montés à bord, ont signifié des gardes à vue aux auteurs du coup de force, a-t-on appris de même source.

A Bastia, environ 200 CRS étaient toujours déployés mercredi matin pour prévenir tout nouvel incident après les violences de la nuit.

Les heurts ont opposé pendant quatre heures des manifestants, parmi lesquels des syndicalistes de la CGT, du STC et des militants nationalistes, aux forces de l’ordre. Trois personnes, dont un photographe de presse, ont été légèrement blessées et une camionnette a été jetée à la mer.

Les syndicats s’opposent au rachat de la compagnie publique SNCM par le fonds d’investissement français Butler Capital Partners, choisi mardi par le gouvernement.

Depuis, le ministre des Transports, Dominique Perben, a émis le souhait que l’Etat reste "actionnaire minoritaire" dans la SNCM, qui dessert la Corse et la Méditerranée.

Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Frémont, a plaidé pour une reprise du dialogue dans ce conflit.

"Nous sommes dans les difficultés prévisibles, compréhensibles, mais je pense qu’il faut savoir en sortir", a-t-il déclaré mercredi matin sur RTL.

"Cette entreprise reste très fragile, l’épouvantail du dépôt de bilan, parce que ça en est un, on doit l’avoir devant les yeux. Maintenant, il faut reprendre le dialogue et la concertation, ça n’est que comme ça qu’on s’en sortira", a-t-il ajouté.

"On peut toujours jouer la politique du pire, ce n’est pas du tout la position du gouvernement", a-t-il assuré, ajoutant que le "seul but" devait être de "sauver" la SNCM et ses 2.400 emplois.

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