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Article de Marie Visot Publié dans Le Figaro le 06 octobre 2006

L’artisanat interpelle les politiques sur le droit du travail

vendredi 6 octobre 2006 par Marie Visot
Pour faire entendre la voix des artisans lors de la présidentielle, l’UPA a listé 107 propositions.

L’ARTISANAT, qui ne regroupe pas moins de 900 000 entreprises, représente un enjeu considérable en terme « d’emploi, de cohésion sociale et d’aménagement du territoire ». L’Union professionnelle artisanale (UPA) a donc, comme les autres fédérations patronales, préparé son « livre blanc », à l’adresse des candidats à la présidentielle. Elle en débattra avec les partis politiques le 19 octobre, lors de son congrès annuel. IL y a quatre grandes priorités pour l’UPA. Il faut d’abord « libérer l’énergie de l’entreprise en phase de création, développement ou reprise ». Ce qui revient à faciliter le choix du statut juridique, favoriser l’accès au financement ou encore développer l’accompagnement des artisans.

Il faut également « améliorer la gestion des ressources humaines, source de dynamisme ». C’est dans cette partie que se trouvent les propositions-phares de la profession. Elle propose la possibilité de prolonger la période d’essai d’un contrat à durée indéterminée (CDI) - variable aujourd’hui selon les conventions collectives et les fonctions exercées - jusqu’à six mois. « Il y a quelques années, des personnes qualifiées tapaient à notre porte. Un mois d’essai suffisait pour se rendre compte qu’un salarié était bon. Aujourd’hui, alors qu’il y a de plus en plus de personnes en réadaptation, un mois ne suffit plus », fait valoir l’UPA qui souhaite aussi une simplification de la rédaction du CDD et la création d’un contrat de mission.

Plus de souplesse« Un peu de souplesse dans le contrat de travail permet l’embauche », a assuré hier le président Pierre Perrin. Pour prendre en compte les spécificités des petites entreprises, l’UPA insiste de nouveau sur la nécessité de porter à 20 les seuils du Code du travail qui, aujourd’hui, à partir de 10 salariés, obligent l’entreprise à avoir un représentant du personnel et à financer la formation professionnelle.

Troisième impératif : « Rendre compatible le système de protection sociale avec les caractéristiques des petites entreprises. » C’est à dire que les cotisations patronales ne soient pas assises sur les seuls salaires, mais aussi sur le chiffre d’affaires ou la marge de rentabilité. Enfin, il faut « conforter la petite entreprise dans son environnement économique », en aménageant la fiscalité ou en favorisant un égal accès aux marchés.


Parisot veut expérimenter la rupture à l’amiable

Laurence Parisot persiste et signe. Dans un entretien à L’Usine nouvelle, la présidente du Medef revient sur sa proposition de rendre possible, dans l’entreprise, la « séparation par consentement mutuel comme dans les divorces depuis 1975 ». Observant qu’aujourd’hui la séparation ne peut se faire que s’il y a « faute ou démission » et que « certains préfèrent la faute, même fictive, pour s’assurer de meilleures conditions matérielles de départ », elle suggère d’expérimenter la séparation à l’amiable dans les pôles de compétitivité, déjà « à l’avant-garde » sur d’autres sujets. Elle revient aussi sur la nécessité de libérer le dialogue social de l’intervention des pouvoirs publics qui « fausse le jeu d’emblée » B.T.

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