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Un article de Yves Housson paru dans L’Humanité du 7 mars 2006

La CGT dit « non à un contrat spécifique »

mardi 7 mars 2006 par Yves Housson
Syndicats. Pour Maryse Dumas, dans le cadre d’une sécurité sociale professionnelle, il faut élargir l’accès des jeunes à l’emploi par le CDI.

« Ce n’est pas le contrat de travail qui fait l’emploi, mais la croissance, donc, pour une bonne part, le pouvoir d’achat. » Pour Maryse Dumas, s’attaquer au chômage des jeunes, comme à celui de l’ensemble des salariés, suppose avant tout de conduire une politique de croissance, créatrice d’emplois, « ce que ne fait pas Villepin ». Second constat dressé par la dirigeante de la CGT : « Tous les jeunes ne sont pas concernés de la même façon par la précarité et le sous-emploi. » Ceux qui sortent du système éducatif sans formation restent plus longtemps au chômage ou dans des contrats précaires. Et 60 % de ceux qui accèdent au marché du travail débutent avec un CDI. Plutôt qu’une mesure de précarisation générale de la jeunesse, il s’agit donc « d’élargir l’accès des jeunes par le CDI ». Dans cette optique, la CGT dit clairement « non à un contrat spécifique » et inscrit sa démarche dans le cadre de la revendication d’une sécurité sociale professionnelle, c’est-à-dire, précise Maryse Dumas, « la sécurité d’un parcours professionnel qui commence à la sortie de l’école, jusqu’à la retraite, qui puisse assurer l’emploi, même dans le cadre d’une mobilité choisie, et un droit à la formation continue et au progrès de la qualification et de la carrière tout au long de la vie ». Sachant que le début de la vie professionnelle est souvent déterminant pour la suite du parcours, « nous sommes pour mettre le paquet sur un début de vie active dans l’emploi stable », avec « un soutien en termes de formation pour ceux qui en ont le plus besoin ». La CGT revendique, dès la sortie de l’école, le droit à « un pré-salaire », permettant aux étudiants de ne pas être contraints de travailler et aux autres de trouver des parcours de formation.

Approche semblable à la CFDT, où, dit-on, « ce ne sont pas les contours du contrat de travail qui expliquent un taux de croissance très faible [...]. C’est bien sur les conditions d’une meilleure croissance qu’il convient d’agir ». Pour l’insertion des jeunes, il faut proposer « de véritables parcours de carrière ». La CFDT insiste sur la nécessaire formation initiale pour accéder à une qualification, une formation qualifiante par le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage, un accompagnement des jeunes dans l’insertion. Et revendique « un revenu d’autonomie » pour les moins de vingt ans dans le cadre d’un projet d’insertion.

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