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Communiqué de presse de la FNME CGT du 31 octobre 2007

La CGT refuse le licenciement de centaines de salariés de la sous-traitance à EDF !

jeudi 1er novembre 2007 par FNME-CGT

EDF et Gaz de France sous-traitent des milliers d’emplois pour palier notamment un plan social sans précédent (14 700 suppressions d’effectifs depuis 2001).

Sur les 19 centrales nucléaires en France, près de 22 000 salariés prestataires interviennent aux côtés de 20 000 agents EDF. Ces salariés prestataires subissent plus de 70 % des doses irradiantes et des accidents du travail.

Depuis des années, la CGT revendique que ces salariés prestataires bénéficient d’un haut niveau de garanties collectives au vu des risques professionnels auxquels ils sont exposés ; c’était un des engagements du Ministre, M. SARKOZY, pris en 2004.

A ce jour, rien n’a été fait. Au contraire, EDF s’ingénie à contourner la législation en vigueur afin de ne pas maintenir dans leur emploi ces salariés.

EDF décide de changer très fréquemment et par roulement les entreprises sous-traitantes, n’hésitant pas à signer des chartes avec les employeurs prestataires pour court-circuiter les dispositions légales de reprise des salariés (ex : Article L 122-12 du Code du Travail).

A la centrale nucléaire de Golfech, une cinquantaine de salariés de l’entreprise SPIE sont menacés de perdre leur emploi car EDF avec la Direction de cette société "se sont arrangées" 18 mois après la signature d’un marché quinquennal pour y mettre un terme.

EDF et SPIE suggèrent aux salariés concernés de démissionner pour éventuellement examiner une reprise par un nouvel employeur (Techman) qui "récupérera" le marché et ce, au mépris de la législation en vigueur.

A la centrale de Cruas, une situation similaire concerne plus d’une centaine de salariés prestataires du groupe SPIE, car EDF a choisi une nouvelle entreprise sous-traitante (Essor-Freyssinet).

Au centre de distribution d’Avignon, la dizaine de salariés prestataires de la société OTI, qui effectuaient les activités de relève depuis une année, sont menacés de licenciement pour cause de changement par EDF d’entreprise sous-traitante (Proxiserve, filiale de Véolia).

Ces trois exemples, parmi tant d’autres, sont édifiants du mépris qu’a EDF vis-à-vis des salariés prestataires (et de leur famille) qui sont jetés comme de vulgaires kleenex au gré des passations de marchés.

Pourtant, EDF se targue d’avoir signé avec les partenaires sociaux des accords sur la responsabilité sociale ou sur la sous-traitance socialement responsable.

Pour la FNME CGT, toutes les activités statutaires pérennes sous-traitées aujourd’hui devraient être réalisées en interne. Comment garantir un niveau optimal de sûreté ou de sécurité électrique et gazière avec des salariés vivant en permanence avec la peur du licenciement et des entreprises pas vraiment encouragées à faire de la formation pour seulement quelques mois de marché ? Pour la CGT, le niveau de sécurité et de sûreté découle directement du niveau de garanties collectives et de droits des salariés.

La CGT exige a minima et dans l’urgence qu’EDF assure sa responsabilité sociale en incluant dans les passations de marchés : l’obligation de reprise de l’intégralité des salariés prestataires, avec maintien de leurs acquis sociaux (rémunération, ancienneté, etc.).

Interlocuteur :
- Presse : Maurice MARION 06 07 03 72 27
- Yves ADELIN , Contact 01 56 93 27 12 ou 06 72 75 20 96
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