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Une dépèche AFP et Reuters parue sur lemonde.fr le 29 juin 2006

La croissance du PIB s’établit à 0,5 % au premier trimestre 2006

jeudi 29 juin 2006
La hausse du produit intérieur brut (PIB) français s’est établie à 0,5 % au premier trimestre 2006 par rapport au quatrième trimestre 2005 (+ 0,3 %), selon les résultats détaillés publiés jeudi 29 juin par l’Insee, qui confirme ainsi une première estimation faite en mai. Le ministre de l’économie, Thierry Breton, s’en est félicité. "Les bons résultats du premier trimestre viennent d’être confirmés par l’Insee ce matin-même", a-t-il déclaré en ouvrant le débat d’orientation budgétaire au Sénat.

Les économistes s’étaient montrés déçus lors de leur première publication le 19 mai, car ils tablaient sur une meilleure performance. Le ministre des finances l’avait toutefois relativisée, affirmant que l’essentiel en la matière est "la tendance". Le gouvernement continue de miser sur un taux compris entre 2 et 2,5 % en fin d’année. De son côté, l’Insee a récemment indiqué dans sa note trimestrielle de conjoncture qu’il tablait pour l’ensemble de l’année 2006 sur un taux de croissance de 2 %, et que ce rythme soutenu devrait se maintenir au moins jusqu’au début 2007.

CROISSANCE FRAGILE

L’institut, après l’avoir revue en baisse en mai, indique dans son communiqué jeudi qu’il maintient cette fois inchangée à + 1,2 % son estimation de la croissance du PIB en 2005. L’acquis de croissance pour 2006 s’élève à 1,1 %, précise l’institut. Détaillant les résultats du premier trimestre, l’Insee précise que les dépenses de consommation des ménages sur la période se sont accélérées à + 0,8 %, après + 0,5 % au trimestre précédent, "contribuant ainsi pour 0,5 point à l’évolution du PIB". Les exportations se sont accélérées "sensiblement" (+ 2,9 % après + 0,8 % au quatrième trimestre) tandis que les importations ont ralenti (+ 0,9 % après + 2,0 % au trimestre précédent). "Au total, le solde extérieur se redresse et contribue pour 0,6 point à l’évolution du PIB, après une contribution négative au quatrième trimestre de 2005", constate l’Insee.

Le croissance de l’économie française repose sur des bases extrêmement fragiles, commente Nicolas Bouzou, directeur des études économiques de l’institut Xerfi. Pour lui, il ne faut pas se leurrer : "Sans hausse des profits des entreprises, sans redémarrage fort des créations d’emplois, sans investissement, cette croissance ne pourra pas tenir longtemps. Ces chiffres montrent en outre que les bons chiffres du chômage qui pourraient tomber demain matin, largement dus aux emplois subventionnés et à l’allègement de la pression démographique, ne sauraient masquer les difficultés économiques de la France".

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