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LEMONDE.FR avec AFP | 29.06.07

La dette publique française s’alourdit au premier trimestre

vendredi 29 juin 2007

La dette des administrations publiques françaises a augmenté de 33,7 milliards d’euros au premier trimestre 2007. Fin mars, elle a atteint 1 175,9 milliards d’euros (contre 1 142,2 milliards fin 2006), soit environ 65 % du produit intérieur brut, a indiqué l’Insee, vendredi 29 juin.

En progression de 31,1 milliards d’euros, la dette de l’Etat contribue largement à cette hausse et "retrouve un profil comparable à celui de 2005", année qui s’était soldée par un endettement record. L’institut souligne le rôle de la "faiblesse de la trésorerie en fin d’année 2006", qui a "conduit le Trésor à s’endetter à court terme" pour faire face à ses échéances. La contribution à la dette des administrations de Sécurité sociale a progressé de 7,6 milliards d’euros. En revanche, celle des organismes divers d’administration centrale a diminué de 1 milliard d’euros, et celle des administrations publiques locales de 4 milliards.

Fin avril, le solde d’exécution du budget faisait apparaître un déficit de 42,5 milliards d’euros, contre 33,4 milliards un an plus tôt, obligeant la Cour des comptes à tirer la sonnette d’alarme et appeler à la "vigilance".

UNE SITUATION DÉLICATE

Cette évolution risque de compliquer la tâche du gouvernement, alors que Nicolas Sarkozy a promis, il y a une semaine à Bruxelles, que la France serait "au rendez-vous de la réduction de l’endettement et des déficits". Le président s’est fixé comme objectif un taux d’endettement public de 60 % en fin de législature, malgré un programme de baisses d’impôts d’un coût de 15 milliards d’euros en année pleine.

L’Insee rappelle cependant que l’"observation de la dette en cours d’année ne permet pas de présager celle du déficit public", dont les composantes sont "fluctuantes à court terme". La France avait déjà été mise en garde par l’OCDE, dans son rapport semestriel sur la conjoncture mondiale publié fin mai. Son chef économiste, Jean-Philippe Cotis, avait alors averti que "lorsqu’il y a des baisses d’impôts, il faut qu’elles soient complètement compensées", et ce, notamment par "des économies de dépenses".

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