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LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.08

La fusion Gaz de France-Suez entre dans sa dernière phase.

lundi 26 mai 2008

Après Suez, Gaz de France a annoncé, dimanche 25 mai, être entré en négociation exclusive avec EDF pour lui céder ses 50 % dans Segebel, qui contrôle le capital de l’électricien belge SPE, afin de se conformer à ses engagements auprès de la Commission européenne dans le cadre de sa fusion avec Suez. Segebel, dont les actionnaires sont Gaz de France et le britannique Centrica, détient 51 % du capital de SPE, la deuxième entreprise d’électricité en Belgique. SUR LE MÊME SUJET Eclairage Elie Cohen : "Il y a bien privatisation de Gaz de France" Les faits Suez écarte EDF et préfère vendre le belge Distrigaz à l’italien Eni Infographie Le groupe GDF Suez : une entité qui pèse 90 milliards d’euros Document Le projet de fusion de Suez et GDF Edition abonnés Archive : GDF : "Il y a d’autres options à la fusion" avec Suez, estime M. Fillon

De son côté, le groupe français d’énergie Suez a annoncé samedi être entré en négociations exclusives avec le groupe italien ENI en vue de lui vendre la part qu’il détient dans l’opérateur gazier belge Distrigaz. La cession des 57,25 % de Distrigaz "fait partie des engagements proposés par Suez et Gaz de France à la Commission européenne dans le cadre de leur projet de fusion", a indiqué Suez dans un communiqué. Distrigaz contrôle 85 % du marché gazier belge. DÉCISION DU CCE DE GDF LUNDI

Suez avait retenu, à l’issue d’un appel d’offres, trois candidats : le français EDF, l’italien ENI et l’allemand E.ON. Suez justifie son choix par le fait qu’ENI a offert le prix le plus élevé pour Distrigaz, sans en préciser le montant. Les deux groupes se sont fixé pour objectif de parvenir à la signature d’un accord définitif de vente "au plus tard le 29 mai 2008". Mais la vente ne pourra avoir lieu que si la fusion entre Suez et GDF est entérinée et que Publigaz, le deuxième actionnaire de Distrigaz, qui représente les communes belges, n’exerce pas son droit de préemption, précise le communiqué.

Le feuilleton de la fusion entre Gaz de France et Suez avait connu un nouveau rebondissement mercredi avec l’assignation en justice de GDF par le secrétaire CGT de son comité central d’entreprise (CCE), qui a tenté sans succès de retarder une réunion du CCE prévue lundi. Cette réunion est indispensable à la poursuite du processus de fusion. En effet, après l’avis du CCE, négatif ou positif, les conseils d’administration des deux groupes pourront approuver la fusion, avant le vote des assemblées générales quarante jours plus tard, entérinant le rapprochement.

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