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Lucile Ageron | Le Monde le 22.05.2008

Le 22 mai, date test pour le service minimum

jeudi 22 mai 2008 par Lucile Ageron

Premier mouvement national de grande ampleur depuis l’entrée en vigueur de la loi le 1er janvier, la journée d’action sur les retraites du jeudi 22 mai fera office de test sur la mise en place du service minimum, pour les usagers mais aussi pour les sociétés de transports.

Les situations seront différentes selon les entreprises, huit syndicats ayant déposé un préavis de grève à la SNCF contre trois à la RATP.

Votée en août 2007, la loi sur la "continuité du service" dans les transports terrestres impose aux grévistes de se déclarer quarante-huit heures avant la grève afin de pouvoir organiser les réseaux avec les moyens restants. Elle met aussi l’accent sur la prévention des conflits et une meilleure information des voyageurs.

Chez les syndicats, son application reste contestée. Pour Bernard Guidou, secrétaire fédéral à la CGT-Rail, "chaque usager va raisonner en fonction de ses propres besoins, et il ne sera pas possible d’y répondre. Dans ces conditions, le service minimum est impossible sans remise en cause de l’exercice du droit de grève".

A la RATP, Bertrand Hammache, secrétaire de la CGT-Métro-RER, confirme. "Pour nous, c’est le flou artistique, dit-il. Aujourd’hui, certains doivent déclarer l’heure à laquelle ils débuteront la grève et d’autres doivent simplement signaler à leur supérieur qu’ils feront grève jeudi. Seuls les agents de station ne sont pas tenus de dire s’ils font grève ou non."

Le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Arnaud Morvan, rappelle, lui, que "le but de cette grève n’est pas de battre un record de participation mais de permettre aux cheminots de participer aux manifestations prévues".

Pour Jean-Paul Boulet, à la direction de la communication à la SNCF, "cette loi permet de mieux cibler le trafic. Les régions nous ont fait savoir depuis quelques mois quelles sont les lignes les plus utilisées pour réaffecter le personnel non gréviste sur ces lignes-là".

Aux Transports en commun lyonnais (TCL), Mireille Dugard fait le même constat : "Les prévisions sont beaucoup plus fiables et les personnels se sont bien déclarés avant." Le service minimum implique des sociétés une information fiable sur l’état du trafic. Dans le cas où le service annoncé serait inférieur à la réalité, des pénalités sont envisagées.

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