Liste des auteurs

une dépèche AFP parue sur lemonde.fr le 27 septembre 2005

Le Medef accepte l’idée d’une retraite anticipée après un métier pénible

mardi 27 septembre 2005

Huit mois après le début des négociations sur la pénibilité au travail, mardi 27 septembre, le patronat a pour la première fois accepté de discuter du principe d’un droit à la retraite anticipée pour les salariés ayant effectué des métiers pénibles, mais pas de son financement. "Le patronat nous a dit qu’il préparerait un texte pour la négociation du 2 novembre et qu’il nous ferait des propositions sur la réparation" des préjudices subis par les salariés ayant effectué des métiers pénibles, s’est félicité Rémi Jouan, de la CFDT, peu après la fin de la séance.

"PATATE CHAUDE"

Les partenaires sociaux se sont retrouvés en milieu d’après-midi au siège du Medef, pour leur quatrième réunion sur une nouvelle mouture du projet d’accord patronal. Mais le Medef demeurant muet sur la question de la réparation, les syndicats ont provoqué une interruption de séance et lui ont unanimement demandé d’accepter de débattre du sujet, qu’ils jugent central, au même titre que l’amélioration des conditions de travail. "Avant d’avancer sur la prévention [il faut] mettre en place une réparation pour tous ceux qui ont subi la pénibilité de plein fouet et qu’on ne peut laisser de côté", a expliqué Michèle Biaggi (FO).

Si la prochaine réunion sera ainsi consacrée à la cessation anticipée d’activité pour les métiers pénibles, la question du financement d’un tel dispositif ne sera, elle, pas encore abordée, ont précisé les syndicats. Au cours de la séance de mardi, le Medef a estimé que cette question relevait de la "solidarité nationale" et a même accusé le gouvernement de lui avoir "refilé la patate chaude", selon plusieurs sources syndicales. Cette négociation sur la pénibilité a en effet été lancée par l’article 12 de la loi sur les retraites d’août 2003, qui demandait aux partenaires sociaux de se mettre d’accord sur les modalités de départ en retraite anticipée pour les salariés concernés.

PRÉVENTION ET PRISE EN COMPTE DU STRESS

"La seule chose essentielle maintenant, c’est que le Medef affirme fermement qu’il faut permettre aux salariés ayant effectué des métiers pénibles de partir à la retraite plus tôt. Si on tombe d’accord là-dessus, on travaillera sur le financement", a estimé Joseph Thouvenel (CFTC). "Est-ce qu’on doit voir avec le gouvernement ? Avec d’autres partenaires ? Il n’y a peut-être pas que le chef d’entreprise [qui soit] concerné par le financement", a avancé son confrère de la CFDT. En tout état de cause, en cas de blocage "nous nous retournerions vers le gouvernement, qui a fait voter la loi pour que soit rapidement mis en place un dispositif permettant ces départs anticipés", a averti Jean-Christophe Le Duigou, qui représentait la CGT.

Au-delà de cette question centrale, d’autres points restent encore à négocier, notamment sur la prise en compte du stress, que certains syndicats jugent inférieure à celle prévue dans l’accord conclu entre les partenaires sociaux européens, et sur la prévention. "Il faut qu’on aille davantage dans le détail sur la prévention, que le Medef souhaite à enveloppe budgétaire constante", a souligné Danièle Karniewicz (CFE-CGC).

Deux prochaines réunions ont été fixées les 2 novembre et 6 décembre. Le Medef ne s’est pas exprimé à l’issue de la séance de négociation.


Le Medef promet des néogications rapides sur les accidents du travail

Le Medef a promis mardi d’engager rapidement les négociations interprofessionnelles sur la réforme de la branche "accidents du travail et les maladies professionnelles" (ATMP) de la Sécurité sociale, en attente depuis plus d’un an. Le gouvernement, sous couvert d’inciter le patronat à engager ces discussions, a envisagé de relever à 0,1% contre 0,05 % actuellement, selon Le Figaro, la cotisation patronale sur les ATMP. Cette mesure, alors que le gouvernement est à la recherche de prélèvements supplémentaires pour boucler son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2006, procurerait 400 millions d’euros de recettes nouvelles. Le Medef a jusqu’ici fait traîner le dossier, les syndicats réclamant notamment un relèvement des cotisations, en faisant valoir que les partenaires sociaux devaient d’abord boucler les négociations sur la prise en compte de la pénibilité au travail et sur le maintien dans l’emploi des seniors. - (Reuters)

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !