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Le Monde | Alain Faujas le 14 février 2007

Le PIB français a progressé de 2 % en 2006

mercredi 14 février 2007 par Alain Faujas

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France s’est établie en 2006 à 2 %, après +1,2 % en 2005 et +2 % en 2004, selon les chiffres provisoires publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), mardi 13 février.

C’est mieux qu’en 2005, mais moins bien que ce qu’avait annoncé le gouvernement (+2,5 %) au cours de l’été. Ce résultat, qui se situe donc dans la fourchette basse de la prévision gouvernementale, a été acquis après une progression comprise entre +0,6 % et +0,7 % au quatrième trimestre.

A quel candidat à l’élection présidentielle, ce résultat va-t-il profiter ? Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès, avait estimé en septembre, qu’un "bon bilan économique ne saurait suffire à une majorité pour être reconduite". PROJECTIONS OPTIMISTES DES CANDIDATS

Il s’appuyait sur le fait que Lionel Jospin (1997-2002) et Jacques Chirac (1986-1988), premiers ministres qui avaient engrangé les meilleurs résultats depuis 1981 en terme de croissance, d’emploi et de consommation des ménages, avaient été battus.

Pour autant, lors des deux derniers scrutins présidentiels, l’évolution de la croissance - en termes d’accélération ou de décélération - lors des mois précédant le scrutin pourrait avoir compté pour l’électorat. En 1995, la droite au pouvoir ainsi profité d’une légère embellie de la conjoncture, alors qu’en 2002, la gauche a pâti du décrochage conjoncturel avec une croissance revenue de +4 % en 2000 à +1,8 % en 2001.

Le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, parie sur un PIB 2007 en progression de 2,25 %, quand pour le PS, Ségolène Royal s’attend à 2,50 %. Dans les deux cas, il s’agit de projections optimistes sur les capacités de la France à profiter d’une conjoncture mondiale toujours porteuse (autour de +5 %).

Car les analystes ne manquent pas de souligner les performances médiocres de la France en comparaison de l’Allemagne (+2,7 % en 2006) ou de l’Espagne (+3,8 %). Christian de Boissieu, président du Conseil d’analyse économique du premier ministre, explique cette relative atonie par la faiblesse du commerce extérieur et des investissements.

Alexander Law, chef économiste chez Xerfi, estime, lui, qu’il "faudra bien, un jour, que le pouvoir d’achat soit plus dynamisé par les revenus du travail que par la faiblesse opiniâtre de l’inflation ou les coups de pouce fiscaux".

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