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Bertrand Bissuel | Le Monde le 16.03.2008

Les syndicats divergent à propos de l’avenir de l’usine d’ArcelorMittal à Gandrange

dimanche 16 mars 2008 par Bertrand Bissuel

Deux mois après l’annonce de 595 suppressions d’emplois à l’aciérie de Gandrange (Moselle), les initiatives se multiplient pour "sauver" le site, propriété d’ArcelorMittal. Le cabinet Syndex a présenté, vendredi 14 mars, devant le comité d’entreprise, une contre-proposition au projet de la direction, à la demande de la CFDT et de la CFE-CGC. Neuf jours plus tôt, la CGT avait défendu ses propres recommandations, élaborées avec l’aide d’un autre cabinet, EVS Expertise.

Ces démarches parallèles ont provoqué quelques tensions entre organisations syndicales : sur un blog ouvert en début d’année, la CFDT a brocardé le "syndicalisme bling bling" du comité de défense fondé à l’initiative de la CGT.

En réalité, les syndicats ont des visions différentes de l’avenir de l’usine. La CGT doute de la volonté d’ArcelorMittal de maintenir le site en vie sur le long terme. Pour elle, la piste d’un repreneur doit être envisagée. Autre impératif : investir entre 110 et 120 millions d’euros dans la construction d’un nouveau four électrique, de manière à remplacer un équipement peu performant.

L’ACCENT SUR LA FORMATION

La CFDT et la CGC, elles, veulent que l’aciérie reste arrimée au groupe. Elle peut être "remise à flot" et redevenir rentable "fin 2009", moyennant un effort de "40 à 50 millions d’euros", estime Patrick Auzanneau, représentant national CFDT chez ArcelorMittal. Le scénario défendu par les deux syndicats met l’accent sur la formation des quelque 300 personnes recrutées à Gandrange au cours des dernières années et suggère de recentrer l’activité sur quatre métiers (la forge, l’étirage-décolletage, le tréfilage et les aciers pour la construction).

D’autres protagonistes se sont manifestés pour trouver des solutions. Directeur de l’usine de 2002 à 2005, Alain Grenaut dit travailler "en association" avec le maire d’Amnéville, une commune voisine. "Nous avons contacté une demi-douzaine de sidérurgistes européens, explique-t-il. Ils se sont dits intéressés par une reprise du site." Parmi ces industriels figure Romain Zaleski, le patron de la holding italienne Carlo Tassara, qui a récemment démissionné de son poste d’administrateur d’ArcelorMittal.

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