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AFP / 01 février 2013

Les syndicats en Allemagne dans le groupe d’énergie EON votent pour la grève

dimanche 3 février 2013

Les deux principaux syndicats en Allemagne du groupe EON, numéro un national de l’énergie, ont annoncé vendredi avoir voté à une très large majorité en faveur d’une grève à durée indéterminée à partir de lundi en vue d’obtenir des revalorisations de salaires.

Les salariés d’EON adhérents du syndicat Ver.di ont voté pour la grève à 91,4%, et ceux du syndicat IG BCE l’ont fait à hauteur de 96,9% des suffrages exprimés.

Les salariés du groupe EON ont clairement montré qu’ils étaient prêts à se battre pour une augmentation de leur salaire, a commenté Edhard Ott, membre de la direction de Ver.di, soulignant que l’offre de la direction d’une hausse de salaire de 1,7% était inacceptable.

La grève affectera la production d’énergie, les services et la direction financière, mais aucune coupure d’électricité n’est à craindre pour les clients du groupe, a ajouté M. Ott dans un communiqué.

Le syndicat IG BCE a lui affirmé être toujours ouvert à un compromis juste et équitable. Nous ne voulons pas ce conflit mais nous ne l’évitons pas. L’employeur a encore la possibilité de s’écarter de sa ligne dure, a estimé Peter Hausmann, porte-parole du syndicat qui réclame comme Ver.di une hausse des salaires de 6,5%.

EON a appelé à poursuivre les négociations. Nous espérons vivement que nous reviendrons à la table des négociations avant le début d’une grève et que nous trouverons une solution qui soit acceptable pour les deux parties, selon un communiqué du groupe.

Après plusieurs séances de négociations, direction et représentants du personnel n’étaient pas parvenus ces dernières semaines à se mettre d’accord concernant une revalorisation des salaires pour les quelque 30.000 salariés d’EON en Allemagne.

En marge de ces discussions, le groupe énergétique a confirmé mercredi s’attendre à des résultats en baisse en 2013, en raison d’un environnement économique toujours difficile en Europe et d’une diminution des prix de l’électricité en raison de l’explosion des énergies renouvelables en Europe.

Fortement ébranlé en 2011 par la décision de l’Allemagne d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici 2022, le groupe de Düsseldorf (nord-ouest) qui compte environ 79.000 salariés dans le monde, s’est engagé dans une profonde restructuration, passant par un plan d’économies de deux milliards d’euros hors inflation d’ici 2015 et la suppression de 11.000 postes.

La situation n’est pas meilleure chez son rival et compatriote RWE, lui aussi menacé d’une grève par les mêmes syndicats Ver.di et IG BCE, qui devraient annoncer le résultat d’un vote similaire en début de semaine prochaine.

Confronté aux mêmes difficultés qu’EON, RWE entend économiser un milliard d’euros au cours des deux prochaines années et prévoit de supprimer 10.000 emplois.

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