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Les syndicats refusent de servir de caution au gouvernement

mardi 18 septembre 2007 par Paule Masson
Nicolas Sarkozy a reçu les leaders de la CGT, la CFDT et FO ce week-end. Mais ils ont décidé de ne pas être présents lors de son intervention au Sénat.

Nicolas Sarkozy a choisi de s’adresser aux - journalistes de l’information sociale. Pas aux partenaires sociaux. Les responsables des principaux syndicats ne seront donc tout simplement pas là à l’heure du discours présidentiel sur « la stratégie sociale » du gouvernement. « Je me dois de participer à la réunion du bureau national de la CFDT », fait savoir François Chérèque, son secrétaire général. « On ne va pas aux quarante ans de l’Association des journalistes de l’information sociale pour écouter Sarkozy », s’agace l’entourage du secrétaire général de la CGT.

Bernard Thibault ainsi que Jean-Claude Mailly, son homologue de FO, prendront le temps d’élaborer, avec leurs équipes respectives, la réaction de leur syndicat. Quand ils pénétreront dans les locaux du Sénat, où se déroule une après-midi de rencontres à l’occasion de l’anniversaire de l’AJIS, le chef de l’État les aura déjà quittés. Les trois leaders syndicaux ont concerté leur choix. « Les salariés n’attendent pas que nous soyons les relais de la politique gouvernementale », a expliqué le leader cégétiste samedi à la Fête de l’Humanité ce week-end.

Invité de Canal Plus hier matin, François Chérèque a jugé « évident » que le discours du président puisse avoir des conséquences sur le climat social tant les sujets qui vont être abordés (réforme des retraites, protection sociale, service public de l’emploi) « sont des sujets lourds ». Leur absence sonne comme une mise en garde : les syndicats sont prêts à discuter, négocier, pas à servir de caution à la communication présidentielle. D’ailleurs, le président a, semble-t-il, « testé » ses interlocuteurs sur ses annonces. Il a « dit ses intentions » aux syndicats qu’il a choisi de consulter le week-end dernier.

Car le président avait « oublié » tous les autres, dont la CFTC et la CFE-CGC qui pourtant bénéficient de la présomption de représentativité des salariés. Les deux centrales n’ont pas manqué de faire savoir leur mécontentement. La bourde, si c’en est une, a donc été « réparée ». Jacques Voisin, président de la CFTC, s’est rendu aux aurores hier à l’Élysée, tandis que Bernard Van Crayanest (CGC) a dû annuler à la hâte son rendez-vous avec la ministre de l’Économie, Christine Largarde, pour être reçu.

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