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Camille Roux | Le Journal de Saone et Loire du 8 juillet 2013

Lucy 3. - La Centrale échappe au démantèlement en mars 2014. Un sursis est accordé jusqu’en 2016

lundi 8 juillet 2013 par Camille Roux
Lucy 3 peut souffler jusqu’au 1er janvier 2016. Un accord national signé vendredi garanti son maintien jusqu’à cette date. Une victoire pour salariés et syndicats.

La Centrale de Lucy 3 continuera de fonctionner jusqu’au 31 mars 2014, et passera ensuite « en tranche froide jusqu’en 2016 », selon Claude Martin, délégué CGT de la Centrale de Lucy. Une victoire pour les salariés et les syndicats, qui échappent de ce fait au projet de fermeture du site au 31 mars 2014, comme le souhaitait la direction E.On. « C’est une très bonne nouvelle », déclare le délégué syndical. Au-delà du maintien des sites jusqu’à cette date, l’accord, signé vendredi entre CGT et CFE-CGC de la Snet et E.On, contient l’assurance des pouvoirs publics à ce qu’aucun salarié des sites de la Société nationale d’électricité et de thermique (Snet) ne soit licencié.

Didier Mathus, maire, joint dans la nuit de vendredi à samedi par Philippe Martin, ministre de l’Écologie, a salué « le combat des organisations syndicales », tout en rappelant la mobilisation des élus auprès des salariés : « Nos échanges avec les cabinets ministériels, avec la préfecture, ont contribué à ce que la direction consente à signer cet accord. Cela donne une visibilité aux salariés, qui ont de plus l’assurance d’une alternative en terme d’emplois, conformément au statut des industries électriques et gazières », assure-t-il. Pour Robert Wattebled, secrétaire de l’union locale CGT du bassin minier, cette nouvelle « va donner un nouvel élan à tous, dans ce contexte économique difficile ».

Un volet social satisfaisant, qui n’arrête pas pour autant le combat mené par la CGT et FO sur la reconversion industrielle du site.

Avenir industriel pour Lucy

Fière de cette première victoire, les syndicats ont un délai supplémentaire pour porter des projets d’alternatives industrielles auprès de la préfecture. « La reconversion du site en biomasse, et deux autres projets ont été développés dans un cahier des charges, qui sera déposé dans les jours qui viennent en préfecture », assure Claude Martin. « Nous avons certains appuis politiques locaux, enchaîne Pascal Rizard, délégué FO de la centrale. On aurait préféré voir Lucy 4 d’Endesa se concrétiser, mais on a aujourd’hui la visibilité pour développer une alternative ». Pour le maire : « Ce site a une vocation industrielle. La première piste est la biomasse, mais nous resterons ouverts à toutes autres hypothèses ».

Un bus pour Chalon

Les salariés de la Centrale partiront demain au tribunal de grande instance de Chalon pour entendre le délibéré concernant la poursuite ou non de l’activité de la centrale après mars 2014. « Le contenu du délibéré nous importe peu car l’accord de vendredi a proclamé le maintien du site jusqu’en 2016 », explique Claude Martin. « Mais nous serons présents à 14 heures devant le TGI pour faire une déclaration publique ».

L’assignation en justice, lancée par la CGT et FO contre E.On pour non-respect de l’engagement pris par la direction de maintenir l’activité en 2015 est annulée.

Pascal Rizard, délégué FO “On aurait préféré voir Lucy 4 se concrétiser, mais on a aujourd’hui la visibilité pour développer une alternative.”

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