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Article de Frédéric de Monicault paru dans Le Figaro du 28 septembre 2006

Mariages énergétiques en suspens en Espagne

jeudi 28 septembre 2006 par Frédéric de Monicault
Endesa, Iberdrola, Union Fenosa : tous les groupes électriques alimentent des scénarios de rapprochement

PLUS un jour ne passe sans que les grandes manoeuvres dans l’énergie en Espagne ne bénéficient d’un éclairage nouveau. Hier, vingt-quatre heures après avoir acheté 6,31 % dans l’électricien Iberdrola, le groupe de travaux publics ACS a assuré qu’il n’avait pris aucune décision quant à un rapprochement avec un autre électricien, Union Fenosa, dont il détient par ailleurs 35 %.

Simple précaution oratoire ou véritable réflexion stratégique en cours ? ACS n’a pas caché qu’il aurait souhaité monter immédiatement jusqu’à 10 % du capital d’Iberdrola, dont il proposait 37 euros par action. De son côté, Iberdrola a jugé « positivement l’arrivée d’un actionnaire qui a vocation à rester ». Toutefois, cela n’empêche pas de nombreux observateurs d’affirmer que le même Iberdrola, soucieux de ne pas avoir un seul actionnaire de référence, pencherait pour une fusion à trois, impliquant Gas Natural aux côtés d’Union Fenosa. Soit la perspective d’un géant dans l’énergie en Espagne, alors qu’un rapprochement entre Iberdrola et Union Fenosa donnerait déjà naissance au premier opérateur électrique, ainsi qu’à la quatrième capitalisation boursière du pays.

Voir Gas Natural être invité dans ce dossier n’a rien d’étonnant : le groupe gazier sait que son isolement le rend attractif. Au début de l’année, il avait voulu riposter à l’OPA du groupe allemand sur le premier électricien ibérique, Endesa. Mais sans succès, faute de moyens financiers suffisants.

E.ON justement vient d’annoncer qu’il était prêt à mettre 37 milliards d’euros sur la table pour prendre le contrôle d’Endesa. Une parade riposte impressionnante après qu’un autre groupe de travaux publics, Acciona, a pris 10 % du capital d’Endesa. Cette dernière initiative est bien vue du gouvernement espagnol, qui veut éviter par-dessus tout que son champion Endesa ne passe sous la coupe d’un étranger.

Hier, E.ON s’est dit prêt à accueillir d’autres actionnaires en cas de fusion avec [Endesa-< mot 125]. Le géant allemand, qui dispose d’un trésor de guerre évalué à 50 milliards d’euros, sait qu’il a tout intérêt à calmer le jeu sur le plan politique.

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