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Naissance d’UNIPER et déjà un avenir sombre annoncé

vendredi 12 février 2016 par CGT Centrale Gardanne

Le 11 février s’est tenue la troisième et dernière négociation salariale d’UNIPER. La CGT a participé à cette négociation en portant plusieurs revendications comme des taux d’avancement à 33% (sur la base d’un avancement de 2 NR), le déplafonnement des reclassements pour permettre à tout moment d’indemniser les changements d’emploi ou le respect des protocoles des métiers, la remise en place de la RPCC avec une transparence dans son application ou encore la sortie du CESU de l’accord salarial pour qu’il soit traité indépendamment et qu’il ne serve plus à la direction comme chantage à la signature…

Au lieu de répondre aux revendications des travailleurs, la direction va soumettre à signature un accord qui comprend des taux d’avancements à 17% et en refusant de nous donner la répartition site par site des NR à attribuer. Évidemment pour ne pas que les travailleurs puissent se rendre compte du peu de chance que chacun a de prendre une promotion.

Pour les reclassements la direction impose un nombre maxi de 84 GF pour l’ensemble de l’entreprise toujours sans nous donner la répartition site par site.

Pour les cadres, la direction annonce qu’il n’y aura aucun complément de prime RPCC. Si le statut IEG prévoit que cette prime peut aller de 0 à 10% du salaire et que l’accord de 2012 à Gardanne prévoit que cette prime peut aller de 2,5 à 7,5%, la direction annonce que la RPCC n’existera plus et que les nouveaux cadres ne bénéficieront pas de cette prime !! Les conséquences sont une nouvelle fois la remise en cause des accords signés et la non application du statut. Nous pouvons également nous poser la question : à quoi servent les entretiens individuels déjà inexistants ?

Pendant la négociation, M. WEBER, tente de nous rassurer sur ce sujet en affirmant qu’il existe des primes d’objectifs (PO) pour les cadres qui peuvent être attribuées… à la tête du client !!

De plus tous les taux spécifiques pour les JED, JTS, JCD, ou au titre de l’égalité hommes/femmes sont maintenant intégrés dans les taux proposés minimisant ainsi les pourcentages d’avancements.

Pour tenter de faire passer une pilule de la taille de la cheminée de la Tranche 5, la direction rajoute royalement dans l’accord la prolongation des chèques CESU pour un an (durée de l’accord).

Malheureusement pour eux nos orifices ne seront jamais assez larges pour accepter leurs mesures d’austérité pendant que nos actionnaires jouissent de richesses inestimables grâce à notre travail.

Lors d’une suspension de séance de cette négociation salariale, la délégation CGT a été témoin d’une pièce de théâtre qu’on aurait pu appeler "le drame du capital" avec comme acteur principaux, MM. DUPONT et PARTHIER.

Ainsi pour 2015, ils nous annoncent des pertes de presque 500M€ dues aux taux bas du cours de l’électricité et du CO2 et en majorité à cause des dépréciations d’actifs*.

Autant de mesures issues de ce même marché de l’électricité qu’ils ont eux même participé à mettre en place.

*Définition : Méthode de comptabilité capitalistique qui permet de sous évaluer volontairement ses biens afin de faire baisser les prix des assurances et déclarer des pertes supplémentaires afin de moins payer d’impôts.

Sous entendu : Préparez vous à une année 2016 difficile !!

Évidemment pour la CGT, il ne suffit pas de sales paroles pour affaiblir nos convictions. Aussi, la direction nous a fait ces annonces sans jamais nous les prouver.

Nous ne sommes pas dupes !!

D’ailleurs elle conteste et attaque en justice une expertise économique demandée en CCE par les représentants du personnel. Cette expertise aurait pu nous permettre d’avoir des éléments pour apprécier au mieux la situation économique de l’entreprise. Qu’à cela ne tienne, la CGT va préparer une demande d’expertise à Gardanne dans le cadre du CE.

Toutefois, s’il ne faut pas être alarmiste face à ces annonces, il ne faut quand même pas les prendre à la légère. UNIPER a été créée suite à la scission d’EON et nous savons qu’elle représente la branche non subventionnée et donc la moins rentable aux yeux d’EON. Ces discours de nos patrons ne sont pas anodins et laissent présager des mesures drastiques. Le plan social ne leur a pas suffit avec prés de 400 suppressions d’emplois et la fermeture de 5 unités de production et 2 sites. Il semblerait qu’un scénario identique soit en préparation.

La direction s’était engagée à ce que l’entreprise retrouve une bonne situation économique après les PSE mais ils en veulent toujours plus !! Encore un mensonge supplémentaire !!

Mais avec la CGT nous avons des forces et des arguments pour assurer l’avenir de nos emplois. Nous connaissons divers endroit où des camarades ont mené des luttes victorieuses pour le maintien de leur outil de travail et de leurs emplois alors que leurs actionnaires ne leur proposaient que le chômage et la misère pour leurs familles !!

Une fois encore, notre revendication d’un pôle public de l’énergie prend tout son sens. Si nos patrons voyous veulent nous mettre à la rue, ils devront affronter la colère et la détermination des travailleurs avec leur organisation CGT. L’État aussi est responsable, il doit mettre en œuvre les conditions pour la création d’un pôle public de l’énergie pour une réelle réponse aux besoins des populations et de leurs outils de travail permettant le maintien et le développement d’emplois et de notre statut et la maitrise du tarif de l’électricité pour les usagers.


INFORMATION SUR LA PRIME DE FORMATION ET LA PRIME DE FONCTIONNEMENT EN SOUS EFFECTIF

Après les 6 mois de grève en 2014, la CGT a signé un accord qui comprenait une prime de formation pour le personnel non concerné par le plan de départ.

Comme cela avait été demandé lors des assemblées des travailleurs, la CGT a demandé le versement maximal de la prime pour l’ensemble du personnel, à savoir 2400€.

Pendant l’année 2015, des négociations avaient été entamées avec la direction pour fixer les modalités d’attribution de cette prime. Hors nos patrons ont fait trainer ces négociations. Et en janvier dernier, lorsque nous avons enfin repris les négociations sur ce sujet, la direction nous annonce qu’aucune prime de formation ne sera versée étant donné que l’accord était limité dans le temps au 31 décembre 2015.

À la dernière rencontre avec la direction, cette dernière nous annonce qu’il n’y aura plus de négociation ni sur ce sujet ni sur la prime demandée dans le préavis de grève déposé lors de la journée d’action du 21 janvier 2016 portant sur une prime de fonctionnement en sous effectif pour l’ensemble du personnel.


Pour toutes ces raisons, la CGT appelle l’ensemble des travailleurs à être présents lors de l’assemblée du personnel qui se tiendra mardi 16 février à 14h en salle 2

La prochaine journée d’action à l’appel de la Fédération Nationale Mines Énergie CGT sur les salaires, les emplois statutaires et le 1% est prévue entre le 17 et le 18 février. Notre syndicat CGT appelle à la grève et la mobilisation massive des travailleurs.

Ceux qui vivent sont ceux qui luttent !

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