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CHRISTIAN CARRERE | La Marseillaise le 25.10.2007

Netcacao : UNE SITUATION QUI PRÉOCCUPE LES SALARIÉS

lundi 5 novembre 2007 par Christian Carrère
Industrie chocolatière. Le tribunal de commerce de Paris statue demain sur un litige opposant la société Net Cacao, implantée à Saint-Menet, à la société Nestlé France.

Les salariés de l’entreprise Net Cacao, implantée à Saint-Menet, sur 7 hectares de l’ex-usine Nestlé, et avec eux, les anciens de Nestlé regroupés dans l’ADSN*, sont préoccupés par les derniers développements des relations tumultueuses entre les deux sociétés.

Ils ont exprimé leur inquiétude hier, à l’occasion d’une conférence de presse commune au syndicat CGT de Net Cacao et à l’ADSN. Demain, vendredi 26 octobre en effet, le tribunal de commerce de Paris statuera sur le litige qui les oppose. Au mois d’avril, « à mi-parcours du contrat passé entre les deux entreprises », ont rappelé Norbert Sanchez, secrétaire du comité d’entreprise, délégué syndical CGT, et Jean-François Molina, porte-parole de l’ADSN, « Net Cacao a tenté de renégocier le contrat de 3 ans passé avec Nestlé, histoire de le prolonger d’autant ».

Refus. Net Cacao assigne alors Nestlé qu’il accuse de ne pas respecter les engagements initiaux et d’avoir cédé des machines obsolètes. En fait, Net Cacao tente de faire porter sur les salariés la responsabilité des difficultés du redémarrage. Pour cause de dépôt aux prud’hommes de 185 dossiers individuels pour licenciement abusif par Nestlé dès lors que le prétexte de licenciement économique ne résiste pas à l’analyse.

Il faut savoir que « depuis un an et demi, les 190 salariés du site honorent les contrats dans des conditions de rentabilité supérieures à celles de Nestlé », observent le syndicat CGT de Net Cacao et l’ADSN. A ce moment-là, « Nestlé joue la montre ». Nouvelle assignation fin juin. « L’affaire devait passer fin août, mais Nestlé a fait reculer. » L’audience n’aura lieu que demain. Norbert Sanchez, pour le syndicat CGT Net Cacao et Jean-François Molina, pour l’ADSN, y seront.

« Non pas pour entrer dans le conflit qui oppose les deux entreprises, mais parce que, avec le personnel, ils s’interrogent sur les motivations réelles des parties opposées. » D’autant que là-dessus, c’est silence radio. D’autre part, Norbert Sanchez et son syndicat rappellent qu’« une convention Etat-entreprise, signée par Nestlé et le préfet de région de l’époque, implique un suivi sur l’ensemble de la réindustrialisation du site Nestlé, qui recouvre Net Cacao pour 7 hectares, et l’aménagement industriel et d’activité de 20 hectares par la société Vauban Développement ».

Sur quoi va déboucher l’assignation de Net Cacao ? « Investissement ? Annulation du contrat ? On ne sait pas », déplore Norbert Sanchez. Affaire à suivre.


L’ADSN en appelle au préfet et à toutes les parties concernées

Le 11 juillet 2006, Christian Frémont, préfet de la Région Paca, et Jean-Pierre Carli, directeur général ressources humaines de la société Nestlé France, signaient à Marseille une convention Etat-entreprise « dans le cadre de la revitalisation du bassin d’emploi de Marseille ».

Par celle-ci, Nestlé s’y engageait « à contribuer à la création de 415 emplois sur le site de Saint-Menet ». A cet effet Vauban Développement était chargé d’utiliser les 20 hectares du site non occupés par Net Cacao pour « permettre la création d’un parc mixte d’activités » en accordant la « priorité aux activités industrielles et, si possible, aux activités du secteur agroalimentaire ».

La convention prévoyait la mise en place d’un comité de pilotage composé notamment, du préfet qui en « assurera la présidence », de représentants de services de l’Etat, des présidents des conseils régional et général, du maire de Marseille, du président de la Chambre de commerce et d’industrie, d’un représentant de Nestlé, de représentants des partenaires sociaux… Ledit comité de pilotage devait se réunir « en tant que de besoin et au moins mensuellement ». Une réunion a eu lieu en décembre 2006. Depuis, signale Jean-François Molina, porte-parole de l’ADSN, « plus de nouvelles ». Tout au plus, ajoute-t-il, « il circule des bruits ». Invérifiables et non suivis de concrétisations. L’ADSN demande donc que toutes les parties concernées « fassent le nécessaire » et que le préfet use de sa qualité de président pour convoquer une réunion du comité de pilotage « dans les plus brefs délais », en tout cas « avant la Noël ». CH.C.

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