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un article paru dans Le Figaro du 22 avril 2006

Polémique sur le recul de la consommation

samedi 22 avril 2006 par Marie Visot, Mathilde Visseyrias
Après les soldes du début d’année, la consommation a chuté en mars, selon l’Insee. Ce que contestent les professionnels.

EN DEHORS des périodes de soldes, les Français ne sont pas enclins à ouvrir leur porte-monnaie. La consommation des ménages en produits manufacturés a ainsi reculé de 0,6% en mars, alors que les promotions du mois précédent l’avaient fait progresser de 1,4%, selon les chiffres publiés hier par l’Insee.

Selon les experts, cette rechute n’a rien à voir avec les troubles sociaux. Mais beaucoup plus avec la fin des étiquettes soldées. Pour preuve, la consommation de textile et habillement a reculé de 8% en mars. Un chiffre avec lequel tout le monde n’est pas d’accord. « Il est absurde !, affirme Jacques Perrilliat, président de l’Union du grand commerce de centre-ville (BHV, Monoprix, les Galeries Lafayette...). Les chiffres d’affaires de mes adhérents ont progressé de 2,5% à 5% en mars. J’avais déjà critiqué les chiffres de l’Insee de décembre, et ils ont été rectifiés depuis. On peut se poser la question : n’y a-t-il pas un problème avec la méthode d’évaluation ? »

De leur côté, les dépenses en biens d’équipement du logement sont toujours en nette hausse (de 3,8%, après 2,9% en janvier). Les ménages, qui achètent souvent ces produits à crédit, ont peut-être accéléré leurs dépenses pour profiter de taux d’intérêt encore bas. Les achats d’automobiles, eux, ont diminué de 0,5% après avoir progressé de 1,1% en février. « Le comportement de consommation des Français est de plus en plus saccadé », remarque Alexandre Bourgeois, chez Natexis Banques populaires.

Reste que les dépenses sont en hausse de 1,1% sur l’ensemble du 1er trimestre - après 0,4% au 4e trimestre 2005. La croissance n’en profitera pas à plein, dans la mesure où « les importations représentent une part croissante de la consommation », indique Mathieu Kaiser, chez BNP-Paribas. Ce qui creuse le déficit commercial et pèse sur la production nationale. Le chiffre est quand même encourageant pour le PIB de ce début d’année. Si l’impact des mouvements liés au CPE ne vient pas tout contredire...

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