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Article de FRÉDÉRIC DE MONICAULT. Publié dans Le Figaro le 17 octobre 2006

Près de 300 milliards de dollars investis dans le pétrole

mardi 17 octobre 2006 par Frédéric de Monicault
Portés par l’inflation du prix du baril, les investissements pétroliers ont le vent en poupe.

À CEUX qui se demandent ce que les majors du pétrole font des milliards de l’or noir, elles les redistribuent à leurs actionnaires, certes, mais pas seulement. Une grande partie des marges est réinvestie dans la recherche de nouvelles ressources (plus de 110 000 puits forés cette année) et dans la construction d’infrastructures toujours plus complexes. Comptez par exemple plus de 7,5 milliards d’euros pour le nouveau projet d’extraction et d’exploitation de gaz Snohvit en mer de Barentz opéré par Statoil.

De fait, plus les prix du baril grimpent et plus les investissements grandissent. Publiée hier, l’étude de l’Institut français du pétrole (IFP) consacrée à l’industrie parapétrolière en apporte la preuve : cette année, près de 267 milliards de dollars seront consacrés aux investissements dans l’exploration-production. Un chiffre en augmentation de 25 % qui, lui-même, fait suite à une progression de 25 % entre 2004 et 2005. « L’amont pétrolier a très clairement le vent en poupe, même si cette forte croissance n’est pas seulement le résultat d’une activité en hausse : elle intègre aussi l’augmentation des coûts, dans le sillage notamment - pour les équipements - de l’inflation du prix de l’acier, entre autres choses », souligne Nathalie Alazard-Toux, directrice des études économiques à l’IFP. D’une manière générale, les investissements dans l’exploration-production suivent les évolutions du prix du pétrole avec un décalage d’environ six mois à un an.

Les groupes chinois arrivent

L’industrie parapétrolière, qui réunit tous les services autour de l’industrie pétrolière, se développe également dans l’aval, c’est-à-dire le raffinage, mais à un degré moindre : en 2006, la croissance des investissements atteint 5 %, à hauteur de 52 milliards de dollars. « Un indicateur est particulièrement encourageant : à l’horizon 2012-2015, les projets fermes devraient permettre de raffiner 4 millions de barils par jour supplémentaire », ajoute Nathalie Alazard-Toux.

Parallèlement, sur le front des opérateurs parapétroliers proprement dit, des mouvements de concentration sont à attendre. Le secteur reste en effet relativement morcelé, avec des acteurs souvent spécialisés dans une activité en particulier : forage, géophysique, construction off-shore... « A l’échelle générale de l’industrie parapétrolière, on voit les groupes chinois chercher à se positionner sur des segments plus larges. Ils se cantonnent encore dans des services « bas de gamme », mais veulent désormais leur périmètre à des technologies plus avancées », précise encore ­Nathalie Alazard Toux.

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