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Projet Eon en France : Dépecer SNET !

vendredi 2 juillet 2010 par coordination CGT SNET

La stratégie d’E.on en France se dévoile et l’avenir de SNET s’assombrie de plus en plus jour après jour.

Le CCE du 23 juin 2010 nous le démontre puisque l’ordre du jour de celui-ci nous fait état du projet d’organisation opérationnelle de SNET E.on France, de l’organisation fonctionnelle de la gestion des centrales, de l’organisation des activités de trading, de la filialisation des projets CCGT, de l’évolution des parts de SNET dans les filiales de Bialystok et Altek , mais aussi des réponses de la direction suite aux questions posées par les membres du CCE le 28 avril 2010.

Pour ce qui est des réponses, comme à son habitude, la direction est restée la plus opaque possible. Sur les parts des filiales (Altek et Bialystok) de SNET, c’est plus clair, Eon veut les vendre purement et simplement, aux mépris des salariés de celles-ci qui avaient déjà subis de plein fouet un premier plan social avec Endesa alors actionnaire majoritaire de SNET.

L’heure du grand chambardement afin d’obliger la SNET à se fondre dans la stratégie économique et sociale du groupe E.on est arrivée ! Il ne s’agit pas de créer une grande entreprise intégrée par une fusion Eon France et SNET (entreprise qui aurait pu avoir les mêmes garanties sociales pour tous ses salariés et une plus grande transparence par la mise en place d’IRP couvrant tous les champs de l’entreprise) mais bien au contraire de morceler SNET sans se soucier en priorité de l’avenir des ses agents. Une méthode bien connue : Diviser pour mieux régner !

En effet, tout d’abord au-delà du changement de nom commercial, Eon veut s’attaquer à la structure juridique de SNET SA en la passant d’une Société Anonyme(SA) avec son conseil d’administration, à une Société à Actions Simplifiées(SAS) Eon-SNET SAS avec un directoire (organisme ayant tous les pouvoirs) de 2 personnes que sont Luc POYER et Robert HEINZ. Autrement dit, comment changer les statuts de SNET pour faciliter et accélérer son dépeçage !

Ensuite, la gestion des centrales avec sa nouvelle organisation matricielle, avec la mise à l’écart du Cerchar devenu Capi qui ne change que de nom mais pas de contenu, pire puisqu’il devient presque le laboratoire de SNET dans la filialisation car des salariés vont être mis dans certains services tandis que d’autres y resteront sans que l’on prenne en compte les dimensions techniques et sociales de cette institution.

La direction continue et déroule avec l’organisation du trading qui passe par un regroupement chez E.on Energie Trading (EET) en Allemagne pour la DGCE, et qui correspond au transfert de la salle des marchés, à l’optimisation liée au trading et reporting trading. Pour ces salariés là, un contrat allemand leurs seraient proposés avec la perte du statut des IEG. Pour le CODAP, une partie de l’activité partira en Allemagne et une autre partie sera filialisée en France. La filialisation c’est une entreprise dans l’entreprise. En clair, pour ces agents c’est la perte des accords collectifs de l’entreprise SNET et la quasi impossibilité de s’organiser syndicalement (seuil de salariés trop bas pour créer une IRP). Les organisations syndicales n’auront plus de droit de regard autre qu’informatif sur ces entreprises !

Enfin, pour les éventuels groupe CCGT de Lucy, d’Hornaing et de Lacq, la direction veut maintenant créer des filiales pour espérer réaliser ses projets, alors qu’il y a quelques mois, cette même direction nous disait qu’E.on voulait devenir le n°2 en France avant de rectifier, en voulant conforter sa place de n°3. De ce fait avec l’acquisition des 100 %, elle n’entendait pas ouvrir la porte à un éventuel concurrent et une fois de plus l’inverse se produit avec la recherche de partenaires pour la réalisation de ses projets. Au-delà des filiales, la question du statut est pointée, la direction ne voudrait-elle pas refaire le coup de POWEO à Pont-sur-Sambre, avec encore une fois la problématique du nombre de personnel travaillant dans les centrales, leurs instances de représentativités et leur statut IEG remis en cause ?

Au vue des sujets traités et des réponses partielles de la Direction Générale sur la situation économique et sociale de l’entreprise, les représentants du personnel CGT siégeant au CCE ont impulsé et rédigé une résolution portant sur le lancement d’une procédure de Droit d’Alerte. Cette résolution a été adoptée à l’unanimité des membres du CCE et approuvée par toutes les Organisations Syndicales.

La CGT ne compte pas laisser E.on dépouiller notre entreprise et aller vers la casse de notre statut. Nous attendons de réelles garanties pour les salariés de SNET et d’Eon France, autant économiques que sociales pour les années à venir !

La CGT appelle les salariés à rester vigilants et mobilisés dans les jours et mois à venir afin d’obliger Eon à être pour une fois un groupe socialement responsable !

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