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LEMONDE.FR | 21.11.07

Régimes spéciaux : les négociations par entreprise

mercredi 21 novembre 2007

Que négocie-t-on ?

Du côté du gouvernement

La réforme du gouvernement prévoit l’allongement de la durée de cotisation des salariés concernés de 37,5 à 40 années, l’instauration d’un système de décote et l’indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires. Le gouvernement reste inflexible sur ces réformes phares.

A la SNCF

Les syndicats revendiquent une augmentation des salaires en fin de carrière, la mise en place d’une retraite complémentaire et d’un compte épargne temps. Par ailleurs, les agents réclament une reconnaissance de la pénibilité du travail permettant un assouplissement de leur temps de travail : mise à la retraite moins tardive, changement de poste, mi-temps. Autres revendications : la possibilité de racheter des trimestres (années d’études, temps partiel) pour le calcul de la pension et d’intégrer les primes pour en augmenter le niveau. Anne-Marie Idrac, directrice de la SNCF, a assuré qu’elle "ne sera pas pingre".

A la RATP

Les revendications sont proches de celles de la SNCF. Elles concernent la mise en place d’une retraite complémentaire, d’un compte épargne temps, d’un système de reconversion pour les métiers pénibles et d’un aménagement des parcours professionnels pour les agents en fin de carrière. A cela s’ajoutent les possibilités de racheter des trimestres (études, temps partiel) pour le calcul de la pension et d’intégrer les primes pour en augmenter le niveau. La direction a déjà fait quelques propositions répondant à ces demandes. Le point important des négociations reste la question des bonifications d’annuités de cotisation, qui ne s’appliqueront pas aux personnels embauchés après le 1er janvier 2009. Les syndicats craignent un "double statut au sein de l’entreprise".

Chez EDF-GDF

Une revalorisation des rémunérations, un plan d’épargne retraite, un régime supplémentaire de retraite et la prise en considération des emplois des seniors figurent au nombre des revendications des salariés d’EDF-GDF. Les entreprises ont déjà concédé un budget des augmentations individuelles en hausse de 15 %. Une augmentation générale reste en discussion.

Qui est à la table des négociations ?

Du côté du gouvernement

Le ministre du travail, Xavier Bertrand, ne participe à aucune table ronde. Deux représentants du ministère du travail et un membre du secrétariat d’Etat aux transports composent la délégation gouvernementale à la SNCF comme à la RATP. Concernant la négociation à EDF-GDF, deux conseillers techniques du cabinet du ministre du travail étaient présents lundi aux négociations. Mercredi, un haut fonctionnaire de la Direction de la demande et des marchés énergétiques de Bercy était également présent.

Les directions des entreprises sont présentes dans chaque négociation.

A la SNCF

Les huit syndicats de l’entreprise prennent part aux négociations. La CGT reste prédominante au sein du mouvement, elle représente 40 % du personnel, SUD-Rail 15 % et FO 6 %. La CFDT (12 % du personnel) a appelé à une suspension de la grève, quant à la Fgaac (3 % du personnel), elle ne participe pas au mouvement.

A la RATP

Tous les syndicats, sauf SUD-RATP, participent aux négociations. La CGT, l’UNSA et FO, qui représentent près de 68 % du personnel, sont les fers de lance du mouvement. CFDT, CGC et CFTC adoptent, quant à eux, une position plus conciliante et ont appelé à la reprise du travail.

Chez EDF-GDF

Les deux organisations patronales du secteur UFE (Union française de l’électricité) et l’Unemig (Union nationale des employeurs de l’industrie gazière) et les cinq syndicats des Industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) sont présents mercredi à la table ronde. La CGT, absente des négociations commencées vendredi 16 novembre, s’est finalement jointe aux discussions à partir du lundi 19 novembre.

Quelle est la méthode ?

A la SNCF

Les négociations tripartites (syndicats-direction-Etat) auront lieu entre le 21 novembre et le 12 décembre. La réforme coûtera entre 30 et 40 millions d’euros par an en 2008 et 2009, pour se stabiliser à 90 millions d’euros environ dans une dizaine d’années.

A la RATP

Les négociations tripartites s’étalent sur un mois. Seul le syndicat SUD n’y participera pas.

Chez EDF-GDF

Les négociations, engagées vendredi 16 novembre, se déroulent dans le cadre de la branche des Industries électriques et gazières (IEG) et vont durer un mois.

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