Liste des auteurs

Un article de Rémi Barroux paru dans le Monde du 16 juin 2006

Selon l’Unedic, 48 300 emplois ont été créés au premier trimestre

vendredi 16 juin 2006 par Rémi Barroux

L’emploi salarié a augmenté de 0,3 % au premier trimestre 2006, selon les chiffres publiés par l’Unedic, jeudi 15 juin. "La reprise de l’emploi se confirme", indique l’organisme d’assurance-chômage qui perçoit les cotisations des entreprises. Cette hausse plus importante que celles enregistrées lors des derniers trimestres de l’année 2005, se traduit par un gain net de 48 300 postes et une augmentation sur un an de 0,9 % des effectifs salariés hors fonction publique, soit + 146 200 emplois de mars 2005 à mars 2006. "Au total, précise l’Unedic, l’économie française a créé 93 000 emplois sur les six derniers mois et il faut remonter à la fin de l’année 2001 pour observer de telles créations nettes d’emplois sur deux trimestres consécutifs." Cette hausse de l’emploi au 1er trimestre conduit à 16 073 100 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 mars, toujours se lon l’Unedic.

L’Insee qui travaille elle sur un champ plus restreint (15,5 millions de salariés) et qui a également rendu public ses chiffres jeudi, fait état d’une progression plus limitée de l’emploi salarié. Selon l’institut, l’emploi salarié dans le secteur concurrentiel non agricole n’a augmenté que de 0,1 % au premier trimestre, avec 15 400 emplois supplémentaires, en données corrigées des variations saisonnières. après une hausse de 0,2 % au quatrième trimestre 2005 (30 600 emplois). Enfin, selon l’Acoss (Sécurité sociale), la progression de l’emploi salarié s’élève à 0,2 % au premier trimestre. L’Unedic explique sa différence d’évaluation avec l’Insee par la prise en compte dans ses chiffres de secteurs d’activité (éducation, santé social) qui ont été plus sensiblement créateurs d’emploi.

Pour le ministre de l’emploi Jean-Louis Borloo, qui ne cesse d’annoncer une reprise de l’emploi liée, selon lui, aux effets du plan de cohésion sociale et, en particulier, à la politique du logement social et au développement des services à la personne, il y a une bonne nouvelle. Les trois organismes dont les évaluations divergent sont au moins d’accord sur une chose : les secteurs les plus créateurs d’emplois sont la construction et le tertiaire.

C’est ainsi que, selon l’Unedic , la construction contribue pour un tiers des créations nettes d’emplois sur un an. La construction poursuit sa progression au 1er trimestre, +0,9 %, soit + 12 300 postes de travail. Sur un an, de mars 2005 à mars 2006, elle affiche une hausse significative de ses effectifs de 3,5 %, soit 45 400 créations nettes d’emplois. Dans le tertiaire, la hausse se poursuit avec 54 500 postes supplémentaires, soit +0,5 %. Sur un an, les effectifs augmentent de 1,6 %, soit +175 200 salariés. A l’inverse, l’industrie continue son recul. Ce secteur enregistre une nouvelle baisse avec la perte de 18 300 emplois (-0,5 %) pour le premier trimestre, et un bilan annuel de -2,1 %. Quant à l’impact du contrat nouvelles embauches (CNE) , réservé aux entreprises de 20 salariés au plus, M. Borloo, qui n’a jamais considéré que ce contrat représentait le remède à la lutte contre le chômage, estime néanmoins que "dans les entreprises de trois salariés au plus, le CNE semble avoir été efficace".


La hausse du pouvoir d’achat est tombée à 1,1 % en 2005 contre 2,2 % en 2004

La croissance du pouvoir d’achat des ménages est restée, en 2005, très en dessous des 3 % observés entre 1998 et 2002 : compte tenu de la hausse du prix des dépenses de consommation, la progression de leur revenu réel disponible a été ramenée à 1,1 %, après un chiffre révisé à 2,2 % en 2004 et de 0,9 % en 2003. C’est ce qui ressort d’une des études publiées dans l’édition 2006 de L’économie française, que l’Insee a rendue publique, jeudi 15 juin.

Le ralentissement du pouvoir d’achat des ménages s’explique pour partie par le moindre dynamisme des revenus d’activité (+ 3,3 %, après 3,8 % en 2004). L’augmentation de la masse des salaires et traitements bruts perçus par les ménages a également reculé de 0,5 point à 3 % et le timide début de reprise de l’emploi salarié s’est avéré insuffisant pour contrer la décélération du salaire moyen par tête (+ 2,8 % après + 3,5 %).

L’Insee souligne, en revanche, que les revenus du patrimoine sont restés dynamiques (+ 6, 1 % en 2005, après + 5,9 % en 2004) et qu’ils ont contribué à soutenir le pouvoir d’achat des ménages. [-] fermer

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !