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Enjeux-Les Echos - 19/06/07

Travailler nuit gravement à la santé

jeudi 21 juin 2007 par Philippe Askenazy, LIONEL STEINMANN

"Travailler peut nuire gravement à votre santé. " Bien sûr, on n’imagine pas les pouvoirs publics imposer la présence d’un tel avertissement, en caractères gras, sur toutes les feuilles de paie. Et pourtant ! Les statistiques sont cruelles. Les maladies professionnelles, par exemple, augmentent sans discontinuer de 20% l’an depuis dix ans. Selon une enquête du ministère du Travail, un salarié sur cinq souffrant d’un problème de santé chronique ou d’un handicap attribue celui-ci à son emploi. Quant-au stress, il continue de faire des ravages en entreprise : selon une étude épidémiologique de l’ Institut français d’action sur le stress (Ifas) portant sur près de 13 000 salariés, il représente un facteur de risque pour la santé de plus d’un homme sur cinq et de près d’une femme sur trois. Et le pire, selon certains experts, serait encore à venir. " Les conditions de travail actuelles préparent une explosion des mises en invalidité pour des problèmes articulaires ou psychiques ", s’alarme François Desriaux, rédacteur en chef de Santé et travail, une revue de la Mutualité française spécialiste de ces questions. La situation est suffisamment préoccupante pour que le gouvernement annonce un plan Santé et Travail, dont les mesures seront dévoilées début décembre. Cliquez ici Course à la productivité

Comment en est-on arrivé là ? La modernisation et la tertiarisation de l’économie laissaient plutôt espérer une réduction de la pénibilité. Mais c’est bien le phénomène inverse qui se produit depuis près de vingt ans. A la fin des années 80, la dégradation fut même si marquée que les chercheurs chargés d’analyser les chiffres crurent d’abord à une erreur informatique ! En fait de " bug ", il faut plutôt chercher une explication du côté de la compétition acharnée que se livrent les entreprises. Et celle-ci n’a fait que s’amplifier depuis quinze ans. Dans une économie de plus en plus mondialisée, elles doivent sans cesse améliorer leur productivité, pour faire face à la concurrence sur les prix et/ou augmenter la qualité du service, sous peine de perdre des parts de marché. Le mot d’ordre est quasi général : il faut être " com-pé-ti-tif ". Même les services publics, de La Poste à la Sécurité sociale, sont soumis à la contrainte des gains de productivité.

Cet objectif ne se traduit pas seulement par l’achat d’un nouveau logiciel ou bien l’investissement dans de nouvelles machines. Il se répercute aussi sur les salariés, qu’il s’agisse des ouvriers travaillant à la chaîne ou des cadres à tous les niveaux de la hiérarchie. Depuis plusieurs années, les spécialistes ont mis en évidence une " intensification " du travail, c’est-à-dire, " la recherche de la mobilisation instantanée maximale des capacités humaines ", analyse Serge Volkoff, directeur du centre de recherches et d’études sur l’âge et les populations au travail (Creapt). Plus question de rester un instant les bras croisés, la chasse aux temps morts bat son plein. Dans les centres d’appels téléphoniques, le délai entre chaque communication traitée varie, selon les entreprises, entre deux et sept secondes. Les horaires des caissières d’hypermarché sont gérés quart d’heure par quart d’heure, afin que l’attente en caisse ne soit jamais trop longue, mais aussi qu’elles ne restent jamais inactives. Quant aux cadres, la plupart d’entre eux ont été généreusement dotés par leur entreprise d’ordinateurs portables afin de pouvoir travailler leurs dossiers dans les trains et autres halls d’aéroport... Procédures et pression du client

L’augmentation de la charge de travail n’est pas seule en cause. " Un salarié ne va pas forcément plus mal parce qu’il travaille plus ", nuance François Daniellou, professeur d’ergonomie à l’université de Bordeaux. " La question est plutôt de savoir de quelle autonomie il dispose. " Or les marges de manoeuvre sont, elles aussi, revues à la baisse. Le travail, poursuit-il, s’est sensiblement " procéduralisé ". Avec la diffusion des normes ISO par exemple, les règles à suivre sont de plus en plus détaillées et contraignantes. Même les caissières, (encore elles) doivent sacrifier au " SBAM " (Sourire-Bonjour-Au revoir-Merci) pour un acte aussi naturel que l’accueil du client.

L’organisation du travail accompagne le mouvement. On croyait Taylor mort et enterré ? Il ne s’est en fait jamais aussi bien porté. Pour doper leur productivité, les entreprises adoptent de plus en plus le découpage de l’activité et la spécialisation des opérateurs. Entre 1984 et 1998 (date de la dernière enquête sur ce thème), les salariés déclarant effectuer continuellement les mêmes gestes sont passés de 20 à 29%. La proportion de ceux qui travaillent à la chaîne (la forme la plus achevée et la plus " usante " du taylorisme) est passée elle aussi de 8 à 10%. L’industrie reste le bastion de ce type d’organisation, dans la construction automobile comme dans l’agroalimentaire : dans les ateliers de découpe de poulet ou de porc, les salariés doivent répéter le même coup de tranchoir toutes les cinq à sept secondes. Et la pression de la grande distribution pour tirer les prix à la baisse ne pousse pas à la diminution des cadences. Mais les services aussi se convertissent à la division du travail. Chez McDonald’s, la confection d’un sandwich suppose l’intervention de cinq personnes différentes. La première fait chauffer le pain, la deuxième grille la viande, la troisième ajoute la garniture, etc. Pour tous ces salariés soumis à un travail répétitif, les conditions de travail se résument souvent à un seul indicateur : la durée de la plage de repos entre deux cycles. " Elle leur permet de souffler, mais aussi d’anticiper, de garder le contrôle du rythme en préservant une marge en cas d’imprévu ", précise Damien Cartron, sociologue au Centre d’études de l’emploi (CEE). Aux yeux de l’entreprise, hélas, ces micro-pauses sont souvent considérées comme du temps purement improductif dont l’existence légitime... une augmentation de la cadence de travail ! Ce qui oblige l’opérateur à accélérer encore plus s’il veut conserver sa marge. Un véritable cercle vicieux.

Explosion des pathologies

Le rythme s’accroît, et avec lui, l’exigence de concentration. Il s’agit non seulement de produire à moindre coût, mais de répondre aux désirs de plus en plus sophistiqués du client. Dans l’automobile par exemple, les versions d’un modèle se sont multipliées. Renault propose ainsi 12 déclinaisons de la Twingo, auxquelles viennent s’ajouter quelque 27 options, du sur-tapis à la direction assistée. Sur la chaîne, cette " richesse " des combinaisons ne permet plus à l’opérateur d’être en " pilote automatique ". Sa vigilance est en permanence mobilisée. Et comme, c’est bien connu, le client déteste attendre, les délais de livraison ont fondu. Avec la généralisation des organisations en flux tendu pour réduire les stocks, la production devient un exercice sans filet. Ainsi s’est peu à peu mis en place un " productivisme réactif ", pour reprendre l’expression de l’économiste Philippe Askenazy, qui combine travail taylorisé, livraisons en juste à temps et pression du client. Un régime éprouvant pour le salarié qui y est soumis. " Il y a 200 façons de tenir un poste de soudure, ajoute Serge Volkoff. Mais un salarié qui travaille dans l’urgence n’a pas le temps de prendre la position qu’il juge la moins pénible. Il est obligé d’adopter la manière qui lui permet d’aller vite. " Au risque d’une dégradation de sa santé... Les statistiques des maladies professionnelles en témoignent : elles montrent une explosion en dix ans des troubles musculo-squelettiques (TMS), ces pathologies provoquées par l’hypersollicitation des articulations et le travail dans l’urgence. " On les trouve bien sûr dans l’industrie, mais aussi dans les services de santé, le nettoyage ou les activités logistiques ", détaille Philippe Douillet, spécialiste des TMS à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Tendinites, douleurs au poignet ou à l’épaule... les TMS nécessitent parfois une opération et peuvent déboucher sur un handicap sérieux. Le problème est d’autant plus alarmant que ces affections, dont les symptômes sont difficiles à relier à l’emploi, sont notoirement sous-déclarées : selon une étude épidémiologique menée en 2002 dans les Pays de la Loire, elles toucheraient un salarié sur dix.

Pour y remédier, les entreprises ont développé depuis le début des années 90 des politiques visant à " enrichir " le travail. Plutôt que de cantonner leurs salariés à une seule tâche, elles se sont efforcées d’accroître la polyvalence (la capacité à tenir plusieurs postes) et la polycompétence. Celle-ci suppose d’effectuer plusieurs fonctions sur le même poste : assurer le fonctionnement d’une machine, mais aussi veiller à l’approvisionnement en matière première, effectuer le contrôle qualité... La monotonie du travail est ainsi rompue et la prolifération des TMS enrayée. Conduite dans de bonnes conditions (en accordant un temps convenable de formation par exemple), la démarche peut permettre d’énormes progrès. A l’inverse, elle ne fait qu’accroître la charge de travail et le stress s’il s’agit d’un moyen destiné à réduire les effectifs. Or, cette approche semble dominer : selon une étude du ministère du Travail, la polyvalence augmente même le risque d’accidents !

RTT et conditions de travail

Les 35 heures, à l’évidence, n’ont rien arrangé. Essentiellement focalisées sur l’emploi, les négociations ont rarement pris en compte l’impact de la RTT sur les conditions de travail. Et, dans de nombreux cas, on a constaté plutôt une réduction des pauses ou l’augmentation des cadences. Chez les cadres, la démonstration est encore plus limpide : s’ils y ont gagné des jours de congés, la grande majorité peut témoigner que ses objectifs n’ont pas varié. Ils disposent simplement de moins de temps pour les atteindre. Une des nombreuses manifestations de la course à la productivité à laquelle ils doivent s’astreindre tout comme leurs collègues ouvriers. Travailler en costume-cravate ne préserve pas de l’intensification du travail, loin de là. Le fonctionnement par " mission ", qui permet d’assigner des objectifs tout en restant flou sur les moyens mis en face pour y parvenir, est redoutablement efficace pour charger la barque sans en avoir l’air. De plus en plus de cadres sont amenés à rapporter leurs dossiers chez eux pour tenir les délais imposés. Réduction des coûts oblige, ils assument également des tâches d’intendance qui, il n’y a pas si longtemps, auraient été confiées à une assistante. Comme cet ingénieur informaticien d’une grande multinationale, qui non content de coordonner simultanément deux projets transnationaux, devait lors des réunions à Paris effectuer lui-même les réservations d’hôtel, commander les plateaux repas et acheter les bouteilles d’eau au supermarché...

Nouvelles exigences

Circonstance aggravante, selon le sociologue Jean-Pierre Le Goff (1), les cadres sont aussi victimes d’une pression spécifique qu’ils ont largement intériorisée : celle du discours sur la performance sans faille. Avec ce dernier avatar de la quête de la perfection absolue, la mode du " savoir-être " : " les exigences ne cessent de grandir et englobent désormais le relationnel, déplore-t-il. Le cadre doit non seulement être compétent, mais il est aussi sommé de respecter certains "bons" modèles de comportements. " Cette recherche de la performance absolue vient dénier tout droit à l’erreur. Pression et stress augmentent de concert, ce qui pousse certains cadres à piocher dans la pharmacopée moderne de quoi tenir le coup, au risque de plonger dans les affres de l’addiction et de la dépendance. Qu’il soit consultant ou manutentionnaire, le salarié doit à la fois fonctionner selon le modèle de l’heure de pointe permanente et concilier les exigences souvent contradictoires de l’entreprise. Dans ce cas, le principal casse-tête consiste à concilier qualité totale et nécessité absolue de livrer le client à l’heure. Une quadrature du cercle que chacun est censé résoudre sous la pression d’un contrôle accru. Avec les logiciels de type ERP, la hiérarchie est avertie en temps réel du moindre ralentissement de la production. Les cadres, eux, ont vu leurs objectifs annuels devenir semestriels, puis trimestriels.

Même les agents de l’ANPE, tenus de respecter désormais des normes sur la durée des entretiens ou le nombre de dossiers à traiter par jour, n’y échappent pas. Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l’université de Lyon-I, voit défiler dans ses consultations des salariés de l’administration ou du secteur des services. Chercheurs priés de se concentrer sur les découvertes rapidement commercialisables, employés de service après-vente incités à n’accepter qu’un minimum de réparations... " Ils sont soumis à la pression d’indicateurs de débit ou de rentabilité qui les amènent à renoncer à ce qui faisait à leurs yeux la qualité de leur travail. De quoi les plonger dans un complet désarroi. " Une perte de repères qui peut se traduire par des variations de poids, une dégradation de la vie personnelle, voire une décompensation anxio-dépressive. Repenser l’organisation

Atteintes psychiques, pathologies physiques... Le diagnostic est préoccupant, mais il n’a jusqu’à présent provoqué qu’une faible mobilisation tant chez les salariés que dans les syndicats. Avec un taux de chômage proche des 10%, les conditions de travail passent au second plan. La dégradation des rapports de travail n’est pas due à une prolifération de managers pervers, mais une pression toujours accrue incite à un recul des solidarités entre salariés. " Faute de temps, on peut devenir odieux par inadvertance ", estime Jean-Pierre Le Goff. Et lorsqu’elles se décident à mettre en place des mesures de prévention, les entreprises ne sont pas plus clairvoyantes. Pour préserver les lombaires des aides-soignantes, certains hôpitaux ont par exemple financé l’installation de soulève-malades. En négligeant toutefois un détail : le personnel n’a pas le temps de les utiliser car ils ont trop de patients à traiter dans la journée... " Améliorer un poste de travail ne suffit pas, commente Sophie Prunier-Poulmaire, maître de conférences en ergonomie à l’université Paris-X. Si on veut être efficace, il faut prendre en compte l’organisation dans son ensemble. Et ce n’est pas incompatible avec la performance économique. " Limiter l’apparition de TMS chez les caissières, par exemple, suppose de perfectionner le matériel de caisse, mais aussi de repenser la gestion des horaires et des pauses, la polyvalence, le déroulement des carrières, voire de travailler avec les sous-traitants : si les sacs en plastique que ceux-ci fournissent sont trop collés entre eux, les détacher devient extrêmement pénible. La prévention peut intervenir plus en amont, comme chez PSA, où une soixantaine d’ergonomes travaillent à supprimer les postes physiquement éprouvants dès la conception des chaînes de production de nouveaux modèles. Ce discours reste cependant inaudible pour l’immense majorité des entreprises. En mutualisant largement les coûts liés à la dégradation des conditions de travail, le système français ne les encourage pas, il est vrai, à développer la prévention.

" Les comportements vertueux ou mauvais ne sont ni récompensés ni sanctionnés ", déplore Rémi Jouan, de la CFDT. Pourtant, il devient urgent d’agir. Plusieurs secteurs ont déjà atteint la cote d’alerte. " Dans certains ateliers de découpe de viande, 15 à 20% des salariés ont des restrictions d’aptitude décidées par la médecine du travail à cause des TMS, rapporte Philippe Douillet. Pour les contremaîtres, cela devient ingérable. " La situation est d’autant plus préoccupante qu’avec la réforme des retraites, les carrières vont nécessairement s’allonger. Le " deal " implicite qui a longtemps prévalu (intensification du travail contre départ anticipé grâce aux préretraites) est caduc.

Il n’y a pas toutefois de fatalité : il est tout à fait possible de combiner gains de productivité et santé au travail, comme le montre l’exemple des Etats-Unis rapporté par Philippe Askenazy. Le plan annoncé par le gouvernement sera-t-il l’occasion d’aborder enfin le problème de front ? A côté d’un important volet sur les risques chimiques, on se dit prêt, dans l’entourage du ministre Gérard Larcher, à réfléchir à une plus grande individualisation des taux de cotisation des entreprises. Une mesure qui les responsabiliserait enfin. Reste à savoir si la volonté politique sera à la hauteur.


PHILIPPE ASKENAZY, économiste au CNRS-Cepremap, auteur de Les Désordres du travail, enquête sur le nouveau productivisme, Seuil, 2004

Enjeux - La course à la productivité menée par les entreprises a-t-elle nécessairement des conséquences néfastes sur la santé des salariés ?

Philippe Askenazy - L’exemple des Etats-Unis montre qu’il n’y a pas de fatalité. L’économie américaine a été confrontée au début des années 90 à une situation identique à la nôtre aujourd’hui : hausse des accidents du travail, explosion des TMS... Or la tendance s’est inversée à partir de 1994.

Comment expliquez-vous cela ?

P. A. - Les entreprises ont été incitées à réagir à cause du coût que cela représentait : la dégradation des conditions de travail a entraîné une augmentation de l’absentéisme et une hausse des primes d’assurance couvrant les maladies professionnelles et les accidents du travail. En 1994, ces primes sont montées jusqu’à 2,5% du coût du travail total et 5% des profits ! L’impact sur les comptes était donc bien réel. Surtout, les entreprises les moins soucieuses de la santé de leurs salariés étaient les plus pénalisées puisque, contrairement à la France, le système américain est individualisé : les primes sont fixées en fonction de la situation dans chaque société. Les entreprises ont commencé à placer la santé des salariés au coeur de leur pensée organisationnelle. Les assureurs ont appuyé le mouvement, puisque leurs marges se dégradaient en dépit de l’augmentation des primes. Ils ont développé une activité de consultant en sécurité, secteur dans lequel les marges sont meilleures, ce qui leur permettait de faire baisser le coût des primes à leurs clients. Autre facteur favorable : les rapports des contrôles de sécurité effectués par l’administration sont consultables sur Internet. Ce qui pousse les entreprises redoutant la mauvaise publicité à faire le choix de la prévention. Quand un hôtel ou un magasin de meubles est montré du doigt parce qu’il n’a pas installé suffisamment d’extincteurs, cela fait réfléchir les clients... La prise de conscience n’est toutefois pas encore généralisée : la moitié environ des firmes américaines n’ont rien changé à leurs pratiques. Les usines d’embouteillage de Coca-Cola et Pepsi-Cola par exemple, restent citées parmi les sites les plus dangereux du pays. Mais globalement, l’amélioration a été spectaculaire : de 1994 à 2002, les accidents du travail et les maladies professionnelles ont diminué de 40%, l’absentéisme chutant dans les mêmes proportions. En l’espace de deux ou trois ans, la mise en oeuvre d’une politique de prévention s’est révélée payante pour les entreprises, tant sur le plan financier que sur celui de la compétitivité.

Quels sont les enseignements que l’on peut tirer pour la France ?

P. A. - Nous devons imaginer les outils qui encouragent les entreprises à faire le choix de la prévention, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La France peut s’inspirer des Etats-Unis, mais aussi de l’Espagne et de la Belgique. Ces pays réfléchissent à rendre les entreprises individuellement responsables de leur dangerosité, en repensant le système de cotisations. Il faut revoir le rôle d’expertise de l’Etat : par exemple, la grande majorité des produits chimiques utilisés en milieu professionnel n’a donné lieu à aucune évaluation. En s’engageant dans ces réformes, nos partenaires européens nous montrent la voie.

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