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Article de Paule Masson paru dans L’humanité du 21 octobre 2006

100 ans après la charte d’Amiens. Quelle indépendance syndicale ?

samedi 21 octobre 2006 par Paule Masson

Rappel des faits

« Qu’est devenue la notion d’indépendance syndicale face à la transformation des pouvoirs ? » C’est sous cet ambitieux intitulé que trois chercheurs ont construit, pendant plus d’un an, un colloque international qui s’est déroulé à Amiens, dans la Somme, les 11, 12 et 13 octobre. Josette Lefèvre, de l’université de Picardie, Sophie Béroud, de Lyon-II, et Corinne Gobin, de l’Université libre de Belgique, ont réussi à rassembler près de 40 contributions émanant de sociologues, de politologues ou d’historiens, doctorants ou confirmés, travaillant sur le syndicalisme français, belge, américain, allemand ou européen. « Les transformations du syndicalisme ne bénéficient pas toujours de l’intérêt qu’elles méritent », a introduit Frédéric Lebaron, directeur du Centre universitaire de recherche sur l’action publique et politique (CURAPP), laboratoire accueillant les travaux.

Il y a un siècle, la CGT, alors seul syndicat, se dotait d’un projet de transformation sociale qui devait mener à l’abolition du salariat et du patronat. Pour y parvenir, les congressistes ont choisi la voie de l’autonomie vis-à-vis des partis, considérant que l’oeuvre de transformation sociale revenait au seul syndicat.

Loin d’être un acte de célébration du centenaire d’un congrès qui fixa au syndicalisme la double tâche de défendre les intérêts immédiats des salariés et de préparer « l’émancipation intégrale », le colloque s’est attaché à explorer les facettes de l’indépendance aujourd’hui, vis-à-vis des partis politiques, certes, mais aussi du patronat, de l’État, des institutions, des religions, des mouvements sociaux ou encore des médias.


Charte d’Amiens. Repères

« Le congrès préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance sera, dans l’avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale ».

Extrait de la charte d’Amiens votée le 13 octobre 1906.


Charte d’Amiens. La phrase

« Le syndicalisme français n’a pas su garantir l’esprit de la charte au fil du temps. Respecter le pluralisme des idées et des approches syndicales, d’accord. Mais cela ne veut pas dire forcément juxtaposition d’une multitude d’organisations. ».

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT (le 11 octobre 2006)

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