Liste des auteurs

Un article de Anne-Sophie Stamane paru dans L’Humanité du 31 mai 2006

400 emplois sacrifiés chez Bosch France ?

mercredi 31 mai 2006 par Anne-Sophie Stamane
Automobile . La division Système Freinage verrait disparaître un quart de ses emplois. Le groupe se justifie par les pertes financières qu’il subit.

Selon la CGT , la suppression de 400 emplois, sur les 1 600 que compte en France la division Système Freinage du groupe Bosch , va être discutée lors d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire qui se tient demain à Drancy (Seine-Saint-Denis). La réunion, confirmée à l’AFP par la direction de Bosch, fait suite à un droit d’alerte déclenché au niveau de chaque établissement par la CGT, qui pressentait une restructuration. L’intuition était juste. Le syndicat rapporte que, d’après les informations dont il dispose, quatre des cinq sites français seraient touchés : Angers (Maine-et-Loire) perdrait 200 emplois, dont 120 occupés par des intérimaires ; Beauvais (Oise), 120 ; Moulins (Allier), 60 ; Pont-de-l’Arche (Eure), une quinzaine. À l’inverse, le projet industriel renforcerait le site de recherche et développement, implanté à Drancy. « La direction a assuré qu’il n’y aurait aucun licenciement sec », explique Gérard Bertrand, délégué CGT. Exemple : à Beauvais, les départs en préretraite « amiante » seraient anticipés pour 80 personnes. Quarante autres se verraient proposer des postes à Saint-Ouen ou Drancy, voire des emplois aidés.

Bosch se justifie par les importantes pertes financières que subit son secteur freinage. « L’évolution du marché automobile mondial, la hausse du prix des matières premières ou encore le coût du transport engendrent effectivement de fortes pressions sur les sous-traitants et les équipementiers, reconnaît Gérard Bertrand. Mais une fois encore, c’est l’emploi qui trinque », déplore-t-il. La direction exige que chaque site retrouve rapidement l’équilibre. En échange de ces sacrifices, elle s’engagerait à conserver l’activité de la division en France. Il y a deux ans, la disparition de 500 emplois, dont 170 à Angers, s’était accompagnée d’une délocalisation de la production en Espagne et au Portugal.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !