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un article de Christine Lagouute paru dans Le Figaro du 27 janvier 2006

Après Shell, Repsol revoit ses réserves

vendredi 27 janvier 2006 par Christine Lagoutte
PÉTROLE En raison d’une nouvelle législation sur les hydrocarbures en Bolivie, le pétrolier espagnol a réduit de 25% l’évaluation de ses réserves mondiales.

L’état des réserves deviendrait-il le talon d’Achille des pétroliers ? En 2004, Shell avait semé la consternation dans les milieux financiers et sérieusement terni son image en révisant quatre fois ses réserves d’hydrocarbures, ce qui revenait à les amputer d’un quart. L’affaire des réserves avait conduit à la démission des dirigeants du groupe et à l’unification de ses structures de direction.

Hier, c’est l’espagnol Repsol qui a procédé au même toilettage. Ce qui lui a valu de décrocher sérieusement en Bourse. Le titre, suspendu dans la matinée, perdait plus de 8,56% à 22,66 euros en milieu d’après-midi à la reprise de cotation. Il a clôturé en repli de 7,67% à 22,88 euros.

Dans le détail, le groupe présidé par Antonio Rufau a annoncé qu’il réduisait de 25% le montant de ses réserves prouvées de gaz et de pétrole, soit 1,25 milliard de barils équivalent pétrole (bep). La moitié se trouve en Amérique du Sud, où le pétrolier bénéficie d’une forte implantation. Il s’agit essentiellement d’actifs situés en Argentine et surtout en Bolivie.

Dans ce pays, une législation sur les hydrocarbures adoptée en mai 2005 contraint les pétroliers à revoir leur politique. Entérinée avant l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales, intronisé le week-end dernier, cette loi augmente de façon substantielle les impôts des compagnies pétrolières. Du coup, certains gisements et projets ne sont plus financièrement viables, a expliqué le septième pétrolier mondial. L’impact sur les résultats de Repsol sera limité, s’est toutefois attachée à répéter la direction, l’estimant à 170 ou 180 millions d’euros.

Le champion toutes catégories des résultats français, Total , ne risque pas pareille mésaventure. Sa présence en Bolivie est très limitée à l’échelle de ses activités exploration-production totales, rappelait-on hier au siège. Le pétrolier ne produit en effet que 17 000 bep/jour sur les gisements de San Antonio et San Alberto et détient quatre permis d’exploration sur deux autres zones.

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