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Déclaration des élus et représentants CGT et FO du CCE de LA SNET, suite à la présentation du projet biomasse de Gardanne :

mercredi 3 avril 2013 par coordination CGT SNET

Nous devrions être plutôt dans un véritable plan de développement pour l’ensemble des sites ; c’est-à-dire, les maintenir, les moderniser et promouvoir de nouvelles techniques et (ou) de nouvelles technologies.

Pour les élus et représentants CGT et FO du CCE de LA SNET, nous dénonçons la politique d’E.ON, qui condamne nos sites d’exploitation, dont le premier dans quelques jours à Hornaing dans le Nord. Nous resterons convaincus qu’EON ne cherche qu’à affaiblir la production d’électricité de pointe en France, d’où notre détermination à dénoncer cette stratégie décidée par E.ON à Düsseldorf, avec le consentement des Ministères concernés de l’actuel Gouvernement.

Nous n’accepterons jamais cette politique de casse industrielle et sociale !

Aujourd’hui, HORNAING, demain LUCY et EMILE-HUCHET 4 et 5 sont condamnés à une cessation de production anticipée.

Nous avons dénoncé, et continuerons de le faire, l’absence de recherches d’alternatives à la fermeture des centrales au charbon en France.

Contrairement à vos affirmations, aucune réelle volonté n’a été initiée pour une recherche de repreneurs potentiels, et ceci une fois de plus avec la complicité des services ministériels.

Avant la prise de contrôle par E.ON de la SNET, nous avions ensemble, Direction nationale de l’époque de la SNET, Direction de l’actionnaire ENDESA, fédérations syndicales, obtenu un plan de développement industriel de nos sites de production, dans l’intérêt national de la production nationale de l’électricité de pointe ou semi –base, mais aussi, et surtout, aux bénéfices des salariés de la SNET, qui y voyaient des perspectives d’avenir pour leurs emplois.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Départs massifs au volontariat et départs inévitables contraints attendent les salariés de la SNET. Aucun site n’est épargné, y compris celui de Gardanne, qui devra réduire ses effectifs comme les autres sites de production.

E.ON organise notre déclin industriel et social

Concernant le projet de biomasse à GARDANNE, malgré vos explications, plusieurs interrogations nous amènent à penser que ce projet nous semble plus d’inspiration tactique ; car deux aspects de ce projet nous interpellent.

Le premier sur le plan financier :

Nous relevons que vous faites appel à des investisseurs, et notamment à une institution financière comme la Caisse des Dépôts & Consignations (CDC), donc de l’argent public ; sans aucune garantie d’obtenir, jusqu’à aujourd’hui, des engagements concrets.

Nous n’avons jamais vu des industriels sérieux s’engager dans la concrétisation d’un projet industriel sans avoir la certitude de son financement.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas convaincus du financement définitif de ce projet ! Rien n’est signé avec un financeur !

Nous sommes donc bien dans le subjectif, avec peut-être une petite arrière-pensée tactique, car vous ne nous avez pas convaincus, qu’E.ON veuille réellement réaliser cet investissement.

L’imposition des contraintes par le groupe E.ON, dès le départ de ce projet, laisse très clairement la responsabilité de la non-réalisation de ce projet aux organisations syndicales.

Enfin, quelle est la part engagée par le Groupe E.ON Allemagne, si les autres investisseurs et l’endettement par des emprunts bancaires assurent le financement de cet investissement.

À aucun moment n’apparaît clairement un financement par le groupe E.ON !

Comment dans ces conditions de non-garantie de financement, peut-on annoncer un programme d’arrêt de la tranche 4 dès le 31 mars 2013 ?

Concernant un second point d’interrogation, celui de l’approvisionnement des matières premières, nous constatons à nouveau, l’absence de réponses claires, et des engagements fermes de fourniture.

Quels sont normalement les fournisseurs en France notamment, mais aussi à l’étranger ?

Quelles sont les garanties signées avec les partenaires évoquées ?

En conclusion :

Pour les élus et représentants CGT et FO, nous émettons des réserves sur la réelle volonté d’E.ON, d’investir dans ce projet.

Vous aurez fermé une tranche et supprimé des emplois sur le site de Gardanne.

Les salariés apprécieront !

Nous condamnons les conditions de finalisation de ce projet, soutenu mais pas financé par E.ON, où un énergéticien sans risque pour lui ; grâce aux investissements d’argent public venant de la CDC, grâce à un contrat d’obligation de rachat de l’électricité qui rapportera 1 Milliard d’Euros sur les 20 prochaines années, financé par la facture d’électricité du citoyen français, et « cerise sur le gâteau » au détriment d’un industriel français, ALSTOM, écarté au dernier moment au profit d’un investisseur asiatique profitera sur tous les points de l’acquisition d’un savoir-faire industriel pour l’exporte hors de notre pays. La relance industrielle en France ne pourra se faire dans ces conditions, et le Ministre du redressement productif appréciera.

Concernant l’avis sollicité ; nous nous exprimerons comme pour les autres consultations sur le livre 2. En effet nous sommes dans l’impossibilité d’exprimer un avis, d’autant plus que de nombreuses questions sont restées en attente de réponses dans les CE locaux ou dans cette instance.

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