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Un article de Pascal Pogam paru dans La Tribune du 04/09/02

Des choix cruciaux à faire dans l’énergie

jeudi 27 mai 2004 par Pascal Pogam
Le président de l’entreprise publique, quel qu’il soit, devra notamment procéder dans un avenir proche au toilettage de son portefeuille international.

C’est un bon connaisseur des pratiques élyséennes qui le dit : "Un jour ou l’autre, le sort de François Roussely sera tranché par Jacques Chirac. Et ce jour-là, le seul critère du président sera le suivant : éviter les emmerdements..." D’où le dilemme du nouveau gouvernement : alors que s’engage la concertation ultra-sensible sur l’avenir du système de retraites de la branche électrique et gazière, et que se profile le changement de statut d’EDF et de Gaz de France, qui prendra le risque de remercier François Roussely ? Et surtout pour quoi faire ? De l’actuel patron de Dalkia, Jean-Pierre Denis, à l’ancien commissaire au Plan, Henri Guaino, en passant par le président de GDF, Pierre Gadonneix ou même Michel Bon, les candidatures réelles ou supposées ne manquent pas. Mais qu’il soit remplacé ou pas, le président d’EDF sera confronté dans les mois à venir aux mêmes défis. A commencer par celui de l’assainissement financier. François Roussely ne le cache plus : les résultats de l’électricien tricolore frôleront le rouge au terme de l’exercice 2002. Une bien mauvaise nouvelle dans la perspective d’une ouverture du capital. Pour redresser la barre, le président de l’entreprise publique, quel qu’il soit, devra procéder dans un avenir proche au toilettage de son portefeuille international.

Pérennité. A brève échéance, le patron d’EDF devra aussi valoriser avec précision l’ensemble de ses actifs, pour donner aux futurs investisseurs l’image la plus fidèle possible de l’entreprise.

L’avenir de l’opérateur historique se joue aussi sur le terrain du nucléaire. Tôt ou tard, et de préférence avant l’ouverture du capital d’EDF, les pouvoirs publics devront en effet se prononcer sur la pérennité du parc nucléaire français, en décidant par exemple de prolonger la durée de vie des centrales existantes, ou en autorisant la construction du fameux EPR, le "réacteur du futur" que les industriels du secteur appellent de leurs voeux.

Les préoccupations de l’électricien français rejoignent là celles d’Areva et de sa présidente, Anne Lauvergeon. Contestée pour des motifs essentiellement politiques, la patronne du holding nucléaire français a tout intérêt à replacer très vite le débat sur le terrain industriel. Comme le démontrent les récents contrats décrochés par Areva aux Etats-Unis, les orientations stratégiques d’Anne Lauvergeon semblent, jusque-là, porter leurs fruits.

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