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AFP / 03 avril 2012

E.ON : des centaines de salariés manifestent contre la suppression de 535 emplois

jeudi 5 avril 2012

PARIS - La direction de E.ON France, filiale du géant allemand de l’énergie, a décidé de retirer son projet actuel de licenciement de plus de 500 salariés, lié à la fermeture de cinq unités de production, a-t-on appris mardi de source proche de la direction.

Après plusieurs heures de tensions entre la direction et une partie des quelque 400 manifestants qui ont envahi le comité central d’entreprise, Patrice Vivant, DRH du groupe a précisé que celle-ci retirait l’ancienne copie et reviendrait avec un nouveau document.

Celui-ci sera établi au cours de la deuxième quinzaine de juin, à partir de nouvelles expertises en cours.

Mardi matin, 400 salariés d’E.ON France ont manifesté à Paris devant le siège de la filiale de E.ON Energie AG pour protester contre la suppression de 535 emplois à partir de 2013, liée à la fermeture de cinq unités de production d’électricité à charbon, les plus anciennes de France.

La manifestation avait été appellée par les syndicats CGT, CGC, FO et CFTC au moment de la tenue du CCE.

Une partie des manifestants a ensuite envahi le CCE et contraint Luc Poyer, le Pdg de E.ON France de téléphoner à la maison mère, dont le siège est à Dusseldorf, pour obtenir l’annulation du plan contesté.

Selon Loïc Delpech, responsable CGT Mines-Energies, c’est une victoire, il fallait que la direction voit la détermination des salariés (...), même si on n’a pas de garanties sur la nature du futur projet, reconnaît-il. Sollicitée par l’AFP, la direction n’a pas souhaité faire de commentaires. Elle publiera un communiqué servant d’engagement écrit d’ici quelques jours.

Les centrales à charbon visées sont situées à Saint-Avold (Moselle), Gardanne-Meyreuil (Bouches-du-Rhône), Hornaing (Nord) et à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).

Dimanche, la direction allemande du groupe avait indiqué avoir reçu une manifestation d’intérêt pour une partie de ces centrales de la part de Sparkling Capital, une société basée à Paris et Hong Kong.

Sparkling Capital, qui exploite sept gisements de charbon en Indonésie, se serait engagée à maintenir 365 emplois dans ces différents sites, et pourrait bénéficier du soutien technique, juridique et social d’EDF, croit savoir Le Figaro.

Cette offre sera prise en compte lors de la rédaction du nouveau projet au mois de juin.

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