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L’usine nouvelle, Le 28 février 2011 par Ludovic Dupin

E.on se dévoile pour les barrages français

samedi 5 mars 2011 par Ludovic Dupin

A la veille de l’ouverture à la concurrence d’une partie des barrages hydroélectriques en France, E.on France révèle ses intentions en la matière. Outre les deux Français EDF et GDF Suez, E.on devra aussi se battre contre les suédois de Vattenfall, les norvégiens de Statkraft et les suisses d’Alpiq.

Troisième électricien dans l’Hexagone depuis l’acquisition de la Société nationale d’électricité et de thermique (SNET) en 2008, la filiale française de l’allemand E.on ne possède aucune activité hydraulique. Le groupe compte bien ne pas en rester là et profiter de la prochaine mise en concurrence d’une partie des concessions hydrauliques.

« Le grand avantage d’E.on est qu’il s’agit d’un acteur présent depuis très longtemps en France, assure Poyer, président du directoire d’E.on France. Le gouvernement a l’assurance que notre intention n’est pas de revendre ce que nous allons acheter. »

L’acquisition de barrages en France s’inscrirait pleinement dans la stratégie du groupe qui exploite 6 200 MW d’électricité hydraulique en Europe et vise un objectif de 8 800 MW en 2030. « E.on souhaite acquérir 2 000 MW en France », annonce Luc Poyer.

Chez les électriciens français, on affirme qu’E.on est un concurrent sérieux : « Si le gouvernement confie à E.on une part significative des concessions, ce sera une preuve pour Bruxelles que le marché français est ouvert », assure le patron de la branche hydro de l’un d’entre eux.

Pour E.on, les principaux concurrents restent GDF Suez et EDF « Il y a toujours une prime au sortant », rappelle Luc Poyer. Henri Proglio, le président d’EDF, n’envisage pas de perdre le moindre MW. Il compte même en gagner des supplémentaires.

E.on France se dit, par ailleurs, attentif à l’appel d’offres pour les 3 000 MW d’éolien offshore, ainsi que par le lancement officiel du réacteur nucléaire EPR de Penly (Seine-Maritime). « Nous aimerions réapprendre à construire des centrales pour être un bon maître d’ouvrage », explique Luc Poyer.

Pour mémoire, E.on est le deuxième opérateur nucléaire en Europe derrière EDF.

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