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Un article paru dans le Figaro du 28 janvier 2005

En France, le chômage s’est maintenu en 2004 autour des 10%

samedi 29 janvier 2005 par admin

Le chômage s’est stabilisé en 2004 après trois années consécutives de hausse, mais il touche toujours près de 10% de la population active, un niveau élevé que le Premier ministre s’est engagé à ramener à 9% en 2005.

En 2004, le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie 1 (immédiatement disponibles à la recherche d’un emploi à durée indéterminée et à temps plein, qui sert de référence) a très faiblement reculé de 0,1%, soit 3.330 chômeurs de moins sur l’année.

Le nombre de chômeurs s’établissait ainsi à 2.444.200 fin décembre, selon les statistiques du ministère de la Cohésion sociale publiées aujourd’hui.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), calculé différemment, est lui aussi resté inchangé, à 9,9% de la population active.

L’évolution du chômage en décembre a suivi la même tendance, avec une baisse de 0,2% par rapport à novembre, représentant 4.700 demandeurs d’emplois de moins.

Malgré cette légère embellie, le ministre de la Cohésion sociale s’est gardé vendredi de tout triomphalisme.

« Ce résultat, loin d’être satisfaisant, est encourageant » puisqu’il fait suite à « trois années consécutives de hausse », a estimé Jean-Louis Borloo dans un entretien à la Tribune.

« C’est un petit mieux. Ce qui me préoccupe, c’est le chômage des jeunes, qui, lui, ne s’est pas amélioré », a-t-il précisé sur France Inter.

La stabilisation constatée en 2004 masque en effet de fortes disparités entre les différentes catégories de chômeurs.

Si le chômage des hommes a baissé de 1,0%, celui des femmes s’est accru de 0,8%, tout comme celui des chômeurs ayant exercé des petits boulots, dont le nombre a progressé de 1,6%.

Le chômage des jeunes est lui aussi en hausse de 2,2%, tandis que celui des plus de 50 ans recule de 2,3%.

Le chômage de longue durée (chômeurs inscrits depuis plus d’un an à l’ANPE) progresse également de 3,1%, de même que celui de très longue durée (plus de trois ans), qui augmente de 2,5%.

scepticisme

Malgré ces résultats en demi-teinte, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a confirmé mi-janvier son objectif de faire baisser le taux de chômage « d’environ un point » par an à compter de 2005, le ramenant ainsi à 9% dès cette année.

« Le rythme de croissance actuel nous permet d’envisager pour 2005 la création de 150.000 emplois salariés, auxquels s’ajoutent 200.000 créations d’entreprises, les 185.000 contrats d’avenir institués par la loi de cohésion sociale et bien d’autres initiatives », a-t-il expliqué.

Mais cet objectif continue de susciter un certain scepticisme, l’Insee prévoyant de son côté une décrue modérée du chômage pour les six prochains mois, avec un taux qui s’établirait encore à 9,7% fin juin.

Le directeur général de l’ANPE, Michel Bernard, s’est ainsi déclaré « optimiste » sur la réalisation de cette baisse, « mais à moyen terme plutôt qu’à court terme » et « à deux conditions : que la croissance augmente au moins de 2,5% et que toutes les mesures qui ont été prévues par le plan de cohésion sociale soient effectivement mises en oeuvre, notamment la création de 250.000 contrats aidés », a-t-il estimé jeudi sur LCI.

Une analyse en droite ligne avec celle de Jean-Louis Borloo, qui compte lui aussi sur son plan pour faire reculer le chômage mais s’inscrit dans une perspective longue.

« Je n’ai aucune inquiétude sur la réussite totale de ce plan sur cinq ans, avec une réussite très très significative sur les trois ans », a-t-il assuré au début du mois.

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