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Un article de Alberto Sisto publié par Reuters le 14.12.2005

Enel vise la distribution d’électricité en France

mercredi 14 décembre 2005 par Alberto Sisto
ROME (Reuters) - Enel, le géant italien des services collectifs, aimerait s’étendre sur le marché de la distribution d’électricité en France, a déclaré son président Piero Gnudi.

En mai dernier, Enel et EDF ont conclu un protocole d’accord qui a permis au groupe transalpin de prendre pied en France. Il prévoit la construction par Enel de deux centrales électriques dans l’Hexagone, la fourniture par l’italien d’électricité à la Corse, sa participation au programme français de réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR et la possibilité pour lui de vendre de l’électricité en France.

En échange, EDF a renforcé sa position en Italie en reprenant Edison, le deuxième groupe d’électricité italien, avec des partenaires locaux.

"Nous voulons entrer sur l’ensemble du marché français. Nous ne sommes pas intéressés par un seul type de clientèle", a déclaré Piero Gnudi en marge d’une présentation.

"L’idée d’entrer sur le marché de la distribution en France est un vieux projet (de l’ancien administrateur délégué Paolo) Scaroni. Nous sommes maintenant en train de le relancer", a déclaré Gnudi.

Le journal italien MF a rapporté mardi qu’Enel était intéressé par le rachat de participations dans le distributeur Electricité de Strasbourg et dans le groupe municipal de services collectifs Usine d’électricité de Metz.

Un porte-parole d’EDF a démenti mercredi que le groupe avait démarré ses discussions pour vendre Electricité de Strasbourg.

DOUTES SUR LA SNET

Enel cherche à acquérir 35% de la Snet détenus par EDF et Charbonnages de France. Mais l’opération a été laissée en suspens en raison d’une offre sur l’actionnaire principal de la Snet, l’espagnol Endesa.

L’administrateur délégué d’Enel Fulvio Conti a déclaré mercredi qu’il n’était pas certain que la vente se fasse.

"Nous ne savons pas quand la Snet sera disponible, si elle l’est. C’est un vrai problème", a déclaré Conti en marge d’une audience parlementaire.

Endesa, cible d’une offre hostile de l’espagnol Gas Natural, détient 65% de la Snet et des droits de préemption pour l’acquisition d’actions à EDF et à Charbonnages.

Gas Natural compte vendre certains d’actifs d’Endesa, dont la Snet et des centrales électriques en Italie, au numéro deux espagnol des services collectifs Iberdrola en cas de succès de son offre sur Endesa.

EPR

Prié de dire pourquoi la signature de l’accord sur le réacteur EPR avait été retardée, le président d’Enel a répondu qu’il s’agissait "de contrats très difficiles qui exigent du temps".

Une source au sein d’Enel a déclaré mardi que l’accord sur l’EPR avait été retardé parce qu’Enel et EDF cherchaient à s’entendre sur un cadre qui pourrait s’appliquer dans le futur à d’autres participants.

Mais Conti a déclaré mercredi soir qu’Enel poursuivait l’opération EPR.

En l’état actuel, le projet prévoit qu’Enel investira 370 millions d’euros dans le premier projet EPR et qu’il prendra une participation de 12,5% dans cette unité et successivement dans cinq réacteurs.

L’EPR (European Pressurised Reactor), un réacteur de 1.600 mégawatts, est une version évoluée des réacteurs à eau pressurisée qui équipent actuellement l’ensemble des centrales nucléaires françaises.

L’accord permettrait à Enel de produire jusqu’à 1.200 mégawatts d’électricité en France à partir de 2006 et de la revendre aux clients français.

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