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FRÉDÉRIC DE MONICAULT| Le Figaro le 09 octobre 2007

Énergie : la guerre des turbines fait rage

mardi 9 octobre 2007 par Frédéric de Monicault
General Electric décroche un contrat avec EDF qui pourrait monter jusqu’à 900 millions d’euros.

LA CROISSANCE exponentielle de la demande en électricité fait bien les affaires des « turbiniers » (les fabricants de turbines). Tous les énergéticiens étant engagés dans une course à la construction de nouveaux moyens de production, les appels d’offres succèdent aux appels d’offres. Le dernier grand gagnant en date s’appelle General Electric (GE). Le conglomérat américain a officialisé hier une commande d’EDF portant sur six turbines à gaz destinées aux futures installations du groupe français en France et en Europe (pour l’essentiel des centrales à cycle combiné à gaz). Si toutes les options figurant dans ce contrat venaient à être validées, le montant total dépasserait les 900 millions d’euros.

La semaine dernière, c’est l’allemand Siemens qui avait remporté la mise. En se voyant confier par le groupe espagnol Endesa, premier électricien dans son pays, la réalisation (dans le nord-est de la France) de deux centrales à cycle combiné à gaz (860 mégawatts en tout), pour un investissement total de 470 millions d’euros. « Soit le plus gros projet de construction de nouvelles capacités de production d’électricité en France, après l’EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération », soulignait alors Endesa.

Le rendement, critère clé

S’agissant précisément de l’EPR (prévu pour être opérationnel à l’horizon de 2012), c’est le français Alstom qui a été retenu. Au passage, Denis Cochet, directeur commercial d’Alstom Power, ne se formalise pas des derniers succès commerciaux de ses concurrents : « Nous avons également notre part dans les nouvelles centrales d’EDF, avec d’ores et déjà la commande ferme de deux turbines à gaz de 182 mégawatts chacune pour le site de Vaires-sur-Marne. Et la centrale clés en main de 460 mégawatts de Fos-sur-Mer pour Gaz de France. » En juin dernier, Alstom a notamment décroché la plus grosse centrale à cycle combiné en cogénération (700 millions d’euros, 1 275 mégawatts) pour le compte d’E.ON au Royaume-Uni.

« Aujourd’hui, la bataille entre les turbiniers fait rage. Mais c’est moins le coût unitaire de la machine qui compte - tout le monde se tient dans un mouchoir de poche - que les qualités de rendement », commente un spécialiste du secteur. « Parmi les points techniques, la flexibilité se révèle un facteur clé : les opérateurs réclament en effet des installations capables de démarrer très rapidement pour s’adapter aux variations de la consommation », ajoute Denis Cochet.

Pour l’heure, les plans de charge des quatre Majors - Alstom, GE, Mitsubishi et Siemens - se révèlent très fournis, avec des carnets de commandes pleins en moyenne pour les deux années à venir.

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